La guerre du Pacifique
Durant la guerre du Pacifique, entre le 7 décembre 1941 et la capitulation du Japon, lArmée japonaise sest comportée conformément aux méthodes quelle pratiquait déjà, précédemment, en Chine.
Les lignes suivantes sont extraites du jugement du Tribunal militaire international pour lExtrême-Orient : « Un cas de mutilation de prisonnière vivante, cette fois non par un officier médical, mais par un officier combattant, a été rapporté depuis Canangay, aux Philippines : « Une jeune femme (
), âgée denviron vingt-quatre ans, a été capturée alors quelle se cachait dans lherbe. Lofficier qui commandait la patrouille lui a arraché les vêtements, tandis que deux soldats la tenaient. Il la ensuite faite emmener vers une petite hutte, mais sans murs (
), puis lofficier sest servi de son sabre pour lui couper les seins et la vulve. Les soldats la tenaient pendant que lofficier faisait cela. Au début, la fille hurlait. Finalement, elle est demeurée tranquille et silencieuse. Ensuite, les Japonais ont mis le feu à la hutte.
Le boy philippin
A Manille, un témoin a décrit comment son boy a été attaché à un pilier. Les Japonais lui ont sectionné les organes génitaux et ont enfoncé le pénis dans sa bouche.
Les fonctionnaires hollandais
Dautres cas de mutilations de prisonniers, dans les mains de soldats japonais, ont eu lieu à Balikpapan, à Bornéo. Le cas a été relaté par un témoin, comme suit : « Jai vu un officier de district (hollandais) en uniforme et un inspecteur de police (hollandais) en uniforme. Un officier japonais a engagé une conversation avec lofficier de district. (
) Jai vu que, pendant cette conversation, lofficier japonais maltraitait lofficier de district en le giflant. (
) Lofficier japonais qui avait engagé la discussion avec lofficier de district a brandi son sabre et lui a sectionné les bras, un peu au-dessus du coude, puis les jambes, à la hauteur des genoux. Lofficier de district a été entraîné vers un cocotier, on ly a attaché, puis on la frappé à mort à coups de baïonnette. (
) Ensuite, le même officier japonais sest rendu vers le policier en uniforme ; (
) il a été frappé de la main et du sabre. Ensuite, lofficier japonais lui a sectionné les bras sous les coudes et les jambes vers les genoux ; jai entendu le policier crier encore « Dieu sauve la Reine ! ». A coups de pied et de baïonnette, le policier a été contraint de se redresser sur ses moignons de jambes, et là il a été achevé à coups de baïonnette. »
Hong Kong
Pendant les massacres, à Hong Kong, les troupes japonaises sont entrées dans lhôpital militaire de St. Stephens College, elles ont tué à la baïonnette les malades et les blessés, dans leur lit, puis elles ont violé et assassiné les infirmières qui étaient de service.
Malaisie
Pendant la bataille du Nord-West Jehore, en janvier 1942, un convoi dambulances transportant des malades et des blessés a été capturé par les soldats japonais. Le personnel et les blessés ont été sortis des ambulances et tués à coups de feu, de baïonnette, ou brûlés vifs après avoir été arrosés dessence.
A Katonga, en Malaisie, en janvier 1942, des mitrailleurs japonais ont tiré sur un convoi dambulances. Le personnel et les blessés ont été retirés du convoi, attachés ensemble et on leur a tiré dans le dos.
Singapour
Lhôpital Alexandra, à Singapour, a été capturé, par les forces japonaises, le 13 février 1942. Les troupes japonaises ont traversé le premier étage de lhôpital et tué, à la baïonnette, tous ceux qui se trouvaient là. Elles sont entrées dans la salle dopération, où un soldat était chloroformé, alors quon lopérait, et elles ont tué, à la baïonnette, le patient, le chirurgien et lanesthésiste. Ensuite, les Japonais sont allées au second étage, et dans dautres parties de lhôpital, en ont expulsé les malades et le personnel médical et les ont massacré.
Java
En mars 1942, quand les troupes japonaises sont entrées à Soebang, dans lîle de Java, ils ont expulsé une infirmière et ses patients de lhôpital militaire et les ont massacré avec des femmes et des enfants de la population civile.
Méthodes
On relève des méthodes similaires dans la plupart des massacres. Les victimes étaient dabord attachées puis on leur tirait dessus, on les tuait à coups de baïonnette ou on les décapitait au sabre. Le plus souvent, les victimes se faisaient tirer dessus, puis des soldats japonais achevaient les survivants à la baïonnette.
Dans plusieurs occasions, les victimes étaient rassemblées sur une plage, le dos à locéan, ou au sommet dune falaise, et on les tuait.
En janvier 1942, à Tarakan, sur lîle de Bornéo, des prisonniers de guerre hollandais ont été embarqués sur un croiseur léger japonais, emmenés jusquà lendroit où ils avaient tiré sur un destroyer japonais, décapités et jetés à leau.
En mars 1942, une combinaison de noyade et de fusillade à été utilisée à Kota Radja, en Indonésie, où des prisonniers de guerre hollandais ont été placés dans des sloops, emmenés dans locéan, puis jetés à leau après quon leur ait tiré dessus.
Un massacre a eu lieu au St. Paul College de Manille de la façon suivante. Environ deux cents cinquante personnes ont été enfermées dans le bâtiment, dont les portes et les fenêtres étaient solidement condamnées. Au plafond, trois lustres étaient empaquetés de papier noir et des fils électriques, partant de là, passaient à lextérieur. Plus tard, les Japonais ont apporté des biscuits, des sucreries et des liqueurs, les ont placées au centre de la pièce et ont déclaré aux captifs quils étaient en sécurité et quils pouvaient manger et boire ce quon leur avait apporté. Les captifs ont commencé à se servir et, quelques instants après, il y a eu trois explosions. Les lustres contenaient des explosifs. Beaucoup de captifs ont été projetés au sol et il en est résulté une panique. De lextérieur du bâtiment, les Japonais ont ouvert le feu à la mitrailleuse et ont lancé des grenades. Ces explosions ont détruit les fenêtres et une portion des murs, par où les captifs qui le pouvaient ont tenté de séchapper. Plusieurs dentre eux ont été tués à loccasion de cette tentative.
Le 14 décembre 1944, un massacre de prisonniers américains, prémédité et particulièrement cruel, a été commis dans un camp de prisonniers de guerre, au-dessus de la baie de Puerto Princesa, sur lîle de Palawan, aux Philippines. Il y avait environ cent cinquante prisonniers dans ce camp. Leurs gardes les avaient précédemment averti que, si le Japon gagnait la guerre, ils seraient renvoyés en Amérique, mais quils seraient tués si le Japon était vaincu. Avant le massacre, des raids aériens américains avaient eu lieu sur cette île. Dans le camp, un certain nombre dabris antiaériens avaient été creusés. Vers 14 h00, le 14 décembre 1944, les prisonniers ont reçu lordre de se rendre dans ces abris. Des soldats japonais, armés de mitrailleuses et de fusils, étaient postés autour du camp. Quand tous les prisonniers étaient dans les abris, de lessence y a été versée, puis des torches allumées y ont été lancées. Des explosions sen sont suivies et les prisonniers qui nétaient pas trop gravement brûlés se sont efforcés de senfuir. Ils ont été tués par les mitrailleuses et les fusils. Certains ont été tués à la baïonnette. Il ny a eu que cinq survivants. Ils ont survécu en senfuyant à la nage, à travers la baie. A la tombée de la nuit, ils ont gagné la jungle et ils ont finalement rejoint la guérilla philippine.
En février 1945, au German Club de Manille, aux Philippines, des fugitifs sétaient réfugiés au sous-sol du club, afin déchapper au bombardement et aux tirs dartillerie en cours. Les soldats japonais ont entouré le club avec des barricades de matériel inflammable, puis ils ont arrosé ces barricades dessence et y ont mis le feu. Les fugitifs étaient contraints de séchapper à travers les barricades enflammées. La plupart ont été abattus, ou tués à la baïonnette par les soldats japonais qui les attendaient. Quelques femmes ont été violées et leurs enfants tués à la baïonnette dans leurs bras. Après avoir violé ces femmes, les Japonais ont versé de lessence sur leurs cheveux et y ont mis le feu. Certaines femmes ont eu les seins tranchés par les soldats japonais.
Des noyades massives ont été perpétrées, en août 1945, à Port Blair, aux îles Andaman, où des internés civils ont été placés sur des bateaux, emmenés dans locéan et jetés à leau.
Les aviateurs capturés
Dans les territoires occupés, lune des méthodes utilisées pour tuer les aviateurs capturés était la décapitation au sabre, par un officier japonais.
Une autre méthode dassassinat a été employée à Hankow, en Chine, en décembre 1944. Trois aviateurs américains, dont lavion avait été abattu et qui avaient été capturés quelque temps auparavant, ont été exhibés dans les rues et ridiculisés, frappés et torturés par la populace. Après avoir été affaiblis par les coups et la torture, ils ont été arrosés dessence et brûlés vifs.
Frank BRUNNER
... LArmée japonaise en Chine
Le sac de Nanking permet de se faire une idée des méthodes utilisées par lArmée japonaise pour occuper et « pacifier » la Chine.
... Lunité 731 japonaise de guerre biologique
Dès avant la Seconde guerre mondiale, les Japonais ont mis au point des armes biologiques, pour sen servir contre les Chinois qui résistaient à leur occupation de la Mandchourie.
Des expériences atroces ont été effectuées, par lArmée japonaise, sur des prisonniers -chinois, russes, américains- et sur des populations entières.
Cest lhistoire de lunité 731 de larmée impériale japonaise de Kwantung, en Mandchourie.
Après la capitulation du Japon, en 1945, les responsables de ces crimes de guerre ont bénéficié de la protection des services secrets américains, en échange des informations résultant de leurs expériences.
LArmée américaine redoutait déjà une guerre avec lUnion soviétique et préférait garder secret ce quelle apprenait des scientifiques japonais en matière de guerre biologique.
Au cours de la guerre de Corée, lArmée des Etats-Unis, conseillée par les criminels de guerre japonais quelle avait protégés, a lancé des attaques biologiques contre les régions occupées par les troupes communistes.