
Après lintroduction dune taxe sociale, il conviendrait dintroduire son équivalent pour le budget de lEtat : une taxe dEtat. Cette mesure permettra de supprimer, purement et simplement, les impôts tels que nous les avons connus jusquà présent.
Dans leur conception fondamentale, les impôts que nous connaissons actuellement ne sont quun avatar du tribut antique. Le citoyen est traité comme un mouton dont on tond la laine à mesure quelle pousse.
Par contre, la taxe sociale est un " impôt " qui enrichit ceux qui le paient
Au lieu dêtre traité comme un mouton, le citoyen devient, de facto, actionnaire de toutes les entreprises qui réalisent un chiffre daffaires grâce à son pouvoir dachat. La part que chacun reçoit du produit de la taxe sociale équivaut à un dividende perçu sur lactivité économique locale.
Leffet boule de neige
En dépensant localement le supplément de pouvoir dachat quils reçoivent grâce à la taxe sociale, les bénéficiaires participent à lintensification des mouvements financiers, si bien que la taxe rapporte davantage, ce qui permet daccroître continuellement la part de chacun. La clientèle de masse senrichit dautant plus vite quelle dépense davantage dans la zone taxée. Cest " leffet boule de neige ".
Une taxe dEtat
Dans une perspective à moyen terme, si on suppose quune taxe sociale a été introduite et que linjustice sociale a été éliminée, les mouvements financiers devraient atteindre une ampleur telle quil suffirait de prélever alors 1 % ou 2 % de plus pour assurer le revenu de lEtat -un revenu qui bénéficierait, lui aussi, de leffet boule de neige.
Cet argent servirait, dabord, à éliminer la dette. Ensuite, grâce à leffet boule de neige, ces 1 % ou 2 % devraient rapporter à lEtat des sommes tellement énormes quon pourrait supprimer purement et simplement les impôts tels que nous les connaissons actuellement. Ils ne correspondraient plus, pour lEtat, à une nécessité financière.
La suppression des impôts actuels contribuera, elle aussi, à accroître le pouvoir dachat de la population, et elle améliorera la marge bénéficiaire des entreprises.
Le tableau final
Le tableau final, en lieu et place de la situation actuelle (une multitude de taxes et dimpôts divers), se résumerait, par exemple, en tout et pour tout, à 2 % de taxe sociale et 2 % de taxe pour les finances publiques. Comme les dépenses de lEtat participeraient à lintensification des mouvements financiers -et donc à laugmentation continuelle du produit de la taxe sociale-, on aurait une population prospère, un Etat aux finances florissantes et une fiscalité très légère en comparaison de ce qui est le cas actuellement.
Frank BRUNNER
Retenez-moi ... taxe sociale ... Une nouvelle conception de la fiscalité