Vue de Sao Paulo, au Brésil
SAO PAULO, Brésil - A l’instar de nombre de ses homologues sud-américains, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a dénoncé la nouvelle législation européenne sur l’immigration et sa controversée "directive retour", au motif qu’elle favorise la discrimination et les préjugés à l’encontre des étrangers.
Ce texte, validé, mercredi 18 juin 2008, par le Parlement européen, harmonise à dix-huit mois dans toute l’Union européenne la durée de rétention possible pour les sans-papiers et permet une interdiction de réadmission pour les expulsés allant jusqu’à cinq ans. Près de 400000 Brésiliens résidant illégalement en Europe pourraient être concernés.
Une favela à Sao Paulo
A ce jour, l’Union européenne n’exige pas de visa d’entrée pour les ressortissants d’Argentine, du Brésil, du Chili, du Mexique, d’Uruguay et du Guatemala, à la différence des Colombiens, Paraguayens et Equatoriens, rejoints par les Boliviens. S’exprimant devant des hommes d’affaires, mardi 24 juin 2008, le président brésilien a dit que "la peur de voir disparaître le statu quo et l’emploi a conduit à la discrimination et aux préjugés à l’encontre des immigrés" en Europe. Selon lui, le problème des clandestins ne sera pas résolu en empêchant les pauvres d’entrer en Europe. "Il se résout en aidant les pays pauvres à croître et se développer", a-t-il soutenu.
Associated Press
Luiz Inacio Lula da Silva
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