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10 mars 2010

Le lobby juif : Carlo Mattogno dénonce l’imposture d’Elie Wiesel

par Carlo MATTOGNO


A l’occasion de la dixième « Journée de la Mémoire » [le 27 janvier 2010], Elie Wiesel était invité au parlement de Montecitorio où il a prononcé une courte intervention ponctuée de rhétorique niaise et assaisonnée d’idioties farfelues, comme cet appel lancé à Fini et à Berlusconi pour « introduire un projet de loi qualifiant l’attentat suicide de crime contre l’humanité » ou comme ce souhait qu’Ahmadinejad « soit arrêté et traduit devant la Cour de La Haye et accusé d’incitation aux crimes contre l’humanité » (1). Vu que ces propositions émanent d’une personne qui soutient les massacreurs israéliens...


Ses déclarations les plus importantes -et nous verrons pourquoi- sont les suivantes :

« Moi, numéro A-7713, je viens ici vous apporter un message sur des événements qui se sont produits deux mille ans plus tard [...]. Il y a soixante-cinq ans, exactement à cette époque, mon père Shlomo, fils de Nissel et Eliezer Wiesel, porteur du numéro A-7712, mourait d’inanition et de maladie dans le camp d‘extermination de Buchenwald » (souligné par nous).

Fini a introduit cet invité comme suit :

« La journée d’aujourd’hui est un événement exceptionnel parce que c’est la troisième fois, dans l’histoire centenaire du parlement italien, qu’un invité s’exprime solennellement devant l’Assemblée. C’est un honneur qu’Elie Wiesel mérite amplement parce qu’il est véritablement un personnage exceptionnel. En fait, il est, parmi les survivants des camps de concentration nazis, le témoin vivant le plus autorisé des horreurs de la Shoah » (souligné par nous).

Puis il a poursuivi :

« Depuis des dizaines d’années Elie Wiesel nous encourage dans cet engagement fondamental par son magistère moral, l’énergie de son charisme intellectuel et humain, la force de son engagement civil, afin que nous n’oubliions pas et pour faire progresser la cause des droits de l’homme et de la paix dans le monde. [...] En plus d’être un témoin oculaire de la Shoah, Wiesel est une personne pleine de foi et d’amour » (souligné par nous).

Notre attention a été appelée sur ce point à la suite d’un article écrit en hongrois le 3 mars 2009 (2), traduit en anglais le jour suivant (3) et en italien au mois d’avril (4). Pour résumer brièvement, Miklós Grüner, déporté de la Hongrie vers Auschwitz en mai 1944, de là transféré au camp de Monowitz et enfin évacué sur Buchenwald en janvier 1945, déclarait que dans le camp il s’était lié d’amitié avec deux frères, Lázár Wiesel, né en 1913, immatriculé sous le numéro A-7713, et Abraham Wiesel, né en 1900, immatriculé sous le numéro A-7712. En fait, Elie Wiesel se serait approprié l’identité de Lázár Wiesel et aurait usurpé celle d’Abraham pour son père. Miklós Grüner ajoute que, à l’occasion d’une rencontre avec Elie Wiesel, qui lui avait été présenté comme étant son ami Lázár Wiesel, ce dernier refusa de lui montrer son numéro d’immatriculation tatoué sur l’avant-bras. Il entreprit alors des recherches et découvrit qu’Elie Wiesel n’avait jamais été interné dans un camp de concentration et qu’il ne figurait sur aucune liste officielle de déportés.

Les déclarations de Miklós Grüner ont été souvent reprises dans la presse mais sans jamais faire l’objet d’une enquête. Il ne reste donc plus qu’à les soumettre à une vérification s’appuyant sur la saine méthodologie critique révisionniste. Commençons par les données de l’état-civil d’Elie Wiesel. Il est né à Sighet, en Roumanie, le 30 septembre 1928, de Shlomo et Sarah Frig, fille de Dodye Feig, déporté à Birkenau le 16 mai 1944 (5).

Avant tout il nous faut vérifier la crédibilité de l’accusateur. Ce que l’on peut dire avec certitude à propos de Miklós Grüner, c’est qu’il se trouvait à Buchenwald en mai 1945. Dans un « Questionnaire des détenus des camps de concentration » du Military Governent of Germany son nom apparaît bien, ainsi que sa date de naissance : le 6 avril 1928. Son numéro matricule est noté à la main en haut et à gauche : 120762 (6).

Mais le personnage clé de cette affaire est Lázár Wiesel. Par chance il existe une fiche personnelle à son nom relative à son internement au camp de Buchenwald qui permet de vérifier les affirmations de Miklós Grüner. Sur cette fiche (7), en haut et à gauche apparaît l’inscription manuscrite « Ung. Jude », « Juif hongrois » ; au centre, « Ausch. A 7713 », « Auschwitz A-7713 », l’ancien numéro matricule d’Auschwitz ; à droite, « Gef.-Nr. : 123565 », « Numéro de détenu 123565 », le nouveau numéro matricule de Buchenwald. Le détenu était né le 4 septembre 1913 (année de naissance de Lázár Wiesel déclarée par Miklós Grüner) à Maromarossziget et il était le fils de Szalamo Wiesel, qui se trouvait à Buchenwald, et de Serena Wiesel née Feig, internée au KL Auschwitz. Le tampon « 26.1.45 KL. Auschwitz » signifie que Lázár Wiesel avait été enregistré à Buchenwald le 26 janvier 1945 en provenance d’Auschwitz.

Voir le Document 2 : Fiche personnelle de Lázár Wiesel (KL Buchenwald). Il faut préciser que Maromarossziget (en hongrois Máramarossziget), actuelle Sighetu Marmatiei (en roumain) est la même localité qu’Elie Wiesel nomme Sighet (8). Le nom « Szalamo » est identique à « Shlomo », tandis que « Serena » rappelle phonétiquement « Sarah ». Le tableau qui suit rappelle les résultats des vérifications exposées ci-dessus :

Lázár Wiesel

Numéro matricule : A-7713

Date de naissance : 4 septembre 1913

Lieu de naissance : Máramarossziget = Sighet

Nom du père : Szalamo = Shlomo

Nom de la mère : Serena Feig

Domicile du père début 1945 : Buchenwald

Elie Wiesel

Numéro matricule : A-7713

Date de naissance : 30 septembre 1928

Lieu de naissance : Sighet

Nom du père : Shlomo

Nom de la mère : Sarah Feig

Domicile du père début 1945 : Buchenwald

Miklós Grüner a pleinement raison : Elie Wiesel s’est approprié l’identité de Lázár Wiesel.

Une autre accusation formulée par Miklós Grüner concerne l’origine du livre d’Elie Wiesel La Nuit (en italien La notte). Dans la version hongroise de l’article indiqué en note 2 il est dit que l’ouvrage fut publié en hongrois à Paris en 1955 par son ami Lázár sous le nom de Eliezer et avec pour titre A világ hallgat (Et le monde se tait). Dans la traduction anglaise de l’article de Grüner (voy. la note 3), en revanche, le titre indiqué est Un di Velt hot Gesvigen, qui est du jiddisch. Une recherche sur le titre en hongrois n’a pas donné de résultat.

On trouve trace, en revanche, du livre en jiddisch. Il figure en fait dans la Bibliography of Yiddish Books on the Catastrophe and Heroism (9), note 549 de la page 81. La note, rédigée en jiddisch, dit ceci : Eliezer Wiesel, Un di Welt hot geschwign (Et le monde s’est tu), Buenos Aires, 1956, Union centrale des juifs polonais en Argentine, Collection Le Judaïsme polonais, vol. 117, 252 pages. Il existe de ce livre une traduction en anglais qui correspond au chapitre VII de La Nuit [où Wiesel fait le récit de son voyage de Gleiwitz à Buchenwald]. J’en parlerai à la fin de cet article.

Michael Wiesberg [voy. la note 11 citée plus bas] donne à ce sujet des renseignements dignes d’intérêt :

« Wiesel lui-même a fourni plusieurs versions sur la naissance de son livre. Naomi Seidman a relevé que c’est Wiesel en personne qui, dans Tous les fleuves vont à la mer, appelle l’attention du lecteur sur le fait qu’il a remis le manuscrit original de La Nuit, rédigé en jiddisch, en 1954, à l’éditeur argentin Mark Turkow. Il ne l’aurait, dit-il, plus jamais revu, ce que nie Turkow. Ce manuscrit fut publié en 1955 à Buenos Aires avec le titre Und di Velt hat Geshveyn (Et le monde s’est tu). Wiesel prétend l’avoir écrit lors d’une croisière au Brésil en 1954. Pourtant, il a déclaré dans une interview que ce n’est qu’en mai 1955, après avoir rencontré Mauriac (10) [qui préfacera son livre], qu’il prit la décision de rompre son silence. “Et c’est cette année-là [en 1955], dix ans après les faits, que j’ai commencé à raconter mon histoire. Puis elle fut traduite du jiddish en français et ensuite je la lui ai envoyée. Nous avons été très, très amis jusqu’à sa mort.”

« Naomi Seidman, dans ses recherches sur La Nuit, a révélé qu’entre la version en jiddish et la version française de La Nuit il existe de notables différences, en particulier en ce qui concerne la longueur, le ton, l’intention et les thèmes traités dans l’ouvrage. Elle attribue ces différences à l’influence de Mauriac, que l’on peut décrire comme “une personnalité très parti¬culière” » (11).

Par conséquent, à cet égard le moins qu’on puisse dire est que l’origine du livre reste incertaine et confuse.

Elie Wiesel est-il un faux témoin ?

(...) De toutes les données exposées ci-dessus il résulte que le récit du voyage de Gleiwitz à Buchenwald ne peut pas être véridique.

En conclusion, Elie Wiesel n’a jamais été interné ni à Birkenau, ni à Auschwitz, ni à Monowitz, ni à Buchenwald. Quant à son père Shlomo, son nom (45) figure dans la Central Database of Shoah Victims’ Name (46) de Yad Vashem, mais ces informations ont été transmises le 8 octobre 2004 par Elie Wiesel lui-même ! (...)

Imposture et faux témoignage : Elie Wiesel est vraiment « un personnage exceptionnel », le symbole vivant de « l’Holocauste ». Et ceux qui le célèbrent comme « personnage exceptionnel » sont dignes de son sublime « magistère moral ».

Carlo MATTOGNO

Pour les notes, se reporter à l’original italien qu’on trouvera à :
http://ita.vho.org/056_Elie_Wiesel.htm#_ftn9

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source