Les Chindits attaquent Indaw
Dans la soirée du 5 mars 1944, les Chindits ont été aéroportés, par planeurs, sur des sites au Nord-Est d’Indaw, en Birmanie, loin sur les arrières japonais. Un grand nombre de planeurs ont été perdus en vol ou se sont écrasés à l’atterrissage. Une piste d’atterrissage de fortune, surnommée Broadway, a été bientôt aménagée. Le 13 mars 1944, environ 9000 hommes y avaient été débarqués.
Bien que surpris par ce débarquement aéroporté, les Japonais ont rassemblé une division qu’ils ont envoyée à Indaw, où elle est arrivée avant la fin du mois de mars 1944. Le 24 mars, Orde Wingate est mort dans un accident d’avion, au-dessus de la jungle. Le 26 mars, les Chindits lançaient une attaque contre Indaw et étaient repoussés par les Japonais. A la suite de cet échec, et avant que de nouveaux renforts japonais arrivent sur les lieux, les Chindits ont été expédiés tout au Nord de la Birmanie, pour soutenir les troupes chinoises envoyées par Tchang Kaïcheck.
Des Chindits sabotent une voie ferrée
L’offensive japonaise en Assam
A la mi-mars 1944, les Japonais avaient déclenché leur offensive « préventive » contre Imphal et Kohima, dans l’Assam indien. La progression de cette offensive n’a pas été affectée par le raid des Chindits sur Indaw. En Assam, les forces britanniques se sont mises sur la défensive. Le 19 mars, les Japonais attaquaient les positions britanniques à 50 kilomètres d’Imphal. Ravitaillés par air, les Britanniques ont tenu bon. Dix jours plus tard, les Japonais coupaient la route d’Imphal à Kohima pendant quelques heures, avant d’être repoussés par des renforts britanniques. Dans la nuit du 4 avril 1944, les Japonais s’emparaient des hauteurs entourant Kohima, tenue par 1500 hommes. Cette localité était désormais assiégée.
Un mitrailleur britannique
La contre-offensive alliée
Le 10 avril 1944, les forces britanniques de l’Assam ont lancé une contre-offensive générale. Les alliés avaient la maîtrise du ciel. Le 18 avril, la liaison était rétablie avec la garnison exténuée de Kohima, au moment où elle allait se rendre, et les Japonais étaient chassés des hauteurs environnantes. En mai 1944, Imphal a été dégagée par des contre-attaques menées au Nord et au Sud de la ville. En juillet 1944, les Britanniques atteignaient la rivière Chindwin, à la frontière de la Birmanie. Devant les alliés, il ne restait que quelques éléments japonais affamés et épuisés. L’arrivée de la mousson a interrompu les opérations militaires.
Des Gurkhas soutenus par des blindés avancent sur la route entre Imphal et Kohima
Durant cette offensive contre Imphal, l’armée japonaise a perdu plus de 50000 hommes sur 84000 engagés. Comme elle était confrontée aux offensives alliées dans le Pacifique, elle n’a pas pu expédier de renforts en Birmanie.
Vue de la route de Birmanie
Colonne de camions alliés sur la route de Birmanie
La libération de la Birmanie
En octobre 1944, après la mousson, les Britanniques ont repris leur avance, franchissant la rivière Chindwin, pénétrant en Birmanie et se dirigeant vers la ville de Mandalay, centre pétrolier birman. Parallèlement, une autre offensive britannique s’emparait de la côte birmane du Golfe du Bengale.
Des soldats américains font une pause à Kuchin, en novembre 1944
En décembre 1944, au Nord du pays, les Britanniques et les Chinois de Tchang Kaïcheck dégageaient la route de Birmanie, puis chassaient progressivement les Japonais en direction de Mandalay.
Des soldats japonais tués par l’artillerie chinoise
Privés de renforts, démunis de couverture aérienne, dans un état d’infériorité numérique écrasante, les Japonais ont défendu Mandalay avec acharnement Les alliés n’ont pris la ville que le 20 mars 1945. Mais la route de Rangoon était libre.
Des soldats indiens dans la jungle birmane
Au cours de leur retraite, les Japonais ont perdu une bonne partie de leur matériel, à cause des attaques aériennes alliées.
Le 1er mai 1945, des parachutistes alliés étaient lâchés au Sud de Rangoon, que les Japonais évacuaient en direction de la Thaïlande. Le 6 mai 1945, ces parachutistes, entrés les premiers à Rangoon, faisaient leur jonction avec les troupes alliées venues par terre. La Birmanie était libérée.
Vue du port de Rangoon