Les forces d’assaut américaines réunissaient un total de 54000 hommes pour l’attaque proprement dite et 31000 hommes pour occuper le territoire conquis.
Sur le plan naval, il y avait 4 groupes de porte-avions comprenant 12 porte-avions et 8 cuirassés. Il a été utilisé un nombre beaucoup plus grand d’amphtracks que pour la prise des îles Gilbert. Ils étaient blindés et armés. Les avions de chasse et les canonnières étaient dotés de roquettes. Le bombardement préparatoire devait être quatre fois plus intense que dans le cas de l’attaque des îles Gilbert.
Le USS Indiana en route pour l’atoll de Kwajalein
Le succès de ce plan a été favorisé par la façon dont les Japonais ont envoyé, sur les îles orientales de l’archipel des Marshall, tous les renforts dont ils pouvaient disposer, se laissant ainsi surprendre par la nouvelle stratégie américaine.
A partir de la fin janvier 1944, les forces de porte-avions rapides ont réussi, grâce à plus de 6000 sorties aériennes, à paralyser les mouvements de la Marine et de l’aviation japonaises pendant toute la durée de l’offensive dans les îles Marshall, tout en détruisant environ 150 avions japonais.
Un F4U Corsair
Un torpilleur japonais abattu par la DCA du porte-avion américain qu’il attaquait
La première opération de l’offensive américaine a été la prise, le 31 janvier 1944, de l’île de Majuro, qui n’était pas défendue et procurait un excellent mouillage pour la Mobile Service Force de soutien et de réparations.
Le croiseur USS Santa Fe mouillé à Majuro
Kwajalein
Avant d’attaquer l’atoll de Kwajalein, les Américains ont pris les petites îles qui l’entourent. L’attaque principale contre Kwajalein a débuté le 1er février 1944. La garnison japonaise comptait 8000 hommes, dont 5000 combattants. La tâche des Américains a été facilitée par une succession de charges suicidaires, lancées par les soldats japonais aux cris de Banzaï. Ils se sont faits massacrer. Les Américains ont eu 370 tués.
L’atoll de Kwajalein après un bombardement naval américain
Les forces de débarquement américaines approchent de Kwajalein
Les Marines débarquent sur l’atoll de Kwajalein
Des Marines rampent sur l’atoll de Kwajalein
Un Japonais capturé par les Américains
Un canon antichar américain
Des Marines s’avancent vers la ligne de front et passent près du cadavre d’un des leurs
Des Marines cernent l’entrée d’un bunker japonais
Un tank Sherman sur l’atoll de Kwajalein
Des Marines se reposent après avoir été retirés de la ligne de front
Comme il n’avait pas été nécessaire de faire appel aux quelques 10000 hommes de la réserve du corps d’armée, ceux-ci ont été envoyés à la conquête de l’atoll d’Eniwetok.
Attaques aériennes contre la base japonaise de Truk
Afin de protéger le flanc de cette attaque, il a été décidé de lancer, à partir de 9 porte-avions américains, un important raid aérien contre la base japonaise de Truk, dans les îles Caroline, le jour même des débarquements sur l’atoll d’Eniwetok. Une nouvelle attaque a été lancée au cours de la nuit, avec l’aide du radar pour identifier les objectifs, et une troisième attaque a eu lieu dans la matinée. L’amiral japonais Koga avait prudemment retiré la plus grande partie de sa flotte, mais 2 croiseurs, 4 destroyers et 26 cargos et pétroliers ont été coulés. Simultanément, les Japonais ont perdu 250 avions, alors que les Américains en perdaient dix fois moins.
Sur le plan stratégique, ce triple raid a forcé les Japonais de retirer toute leur aviation des îles Bismarck, laissant Rabaul sans défense et démontrant que l’avance dans le Pacifique centre pouvait faciliter -et non retarder- la progression du général MacArthur dans le Pacifique Sud-Ouest.
Par-dessus tout, cette opération contre la base japonaise de Truk a démontré que les forces de porte-avions pouvaient paralyser une base ennemie de première importance, sans l’occuper directement et sans l’aide d’aviation basée à terre.
Vue de la base japonaise de Truk
Le cuirassé USS Iowa tire contre un destroyer japonais qui s’eggorce de fuir Truk pendant l’attaque américaine
Eniwetok
Dans ces circonstances, la prise de l’atoll d’Eniwetok s’est révélée facile. Les îles voisines ont été rapidement conquises et la garnison de l’île principale a été neutralisée en trois jours par une force de débarquement comptant moins d’une demi-division.
La force d’invasion américaine en route pour Eniwetok
Des Marines sur la plage d’Eniwetok
Des Marines sur l’atoll d’Eniwetok
Des Marines observent un chasseur de la Navy qui attaque les positions japonaises, à Eniwetok
Un Marine exténué regagne son navire de transport, après la prise d’Eniwetok
Les Américains ont alors construit de nouveaux aérodromes dans les îles Marshall, d’où leur aviation pouvait contrôler toute cette zone de l’océan Pacifique.
Il n’avait fallu qu’un peu plus de deux mois, aux Américains, pour s’emparer des îles Gilbert et Marshall, alors que les Japonais avaient escompté tenir cette zone pendant au moins six mois. Quant à la position de la base de Truk, elle se retrouvait dangereusement compromise.
Un B-25
Suite dans La conquête des îles Mariannes et la bataille de la mer des Philippines