Deux hélicoptères de l’armée américaine se sont écrasés, samedi 16 octobre 2004 au soir, dans le sud-ouest de Bagdad, faisant deux morts et deux blessés parmi les soldats à bord, selon un communiqué militaire.
Trois personnes ont été tuées dans des raids aériens américains lancés, dans la nuit de samedi 16 octobre à dimanche 17 octobre, sur Falloujah, à l’ouest de Bagdad, a annoncé l’hôpital de la ville. La ville de Falloujah continuait, samedi 16 octobre 2004, à être encerclée par plus d’un millier de soldats américains et irakiens, après l’intensification des bombardements aériens sur des objectifs présentés comme des repaires de l’islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, responsables de nombreux attentats dans le pays et ennemi numéro un des Américains.
Samedi 16 octobre, l’armée américaine a annoncé la mort d’un Marine, de deux soldats et d’un interprète civil, tués dans un attentat suicide à la voiture piégée, qui s’est produit vendredi 15 octobre, contre un convoi militaire américain, dans l’ouest de l’Irak. Un autre soldat est mort, samedi 16 octobre, après avoir était blessé, vendredi 15 octobre 2004, dans une attaque à la voiture piégée à Mossoul, a ajouté l’armée.
Entre 04h00 et 05h50, des bombes artisanales ont explosé, près de cinq églises de la capitale irakienne, provoquant d’importants dégâts dans les édifices, dont un a entièrement brûlé, mais sans faire de victimes. Ces attaques, qui coïncident avec le début du mois de jeûne musulman du ramadan, ont ravivé les inquiétudes de la petite minorité chrétienne -700000 personnes, soit 3 % des 24 millions d’Irakiens-, qui avait déjà été la cible de violences le 1er août 2004. Six attentats contre des lieux de culte chrétiens avaient alors fait au moins 10 morts et 50 blessés à Bagdad et Mossoul. "Si le gouvernement est impuissant, que pouvons-nous faire ?" s’est interrogé Mgr Emmanuel Delly, le patriarche chaldéen, résumant le désarroi de sa communauté, qui s’est largement refusé à jouer le jeu de la dissension.
Après des semaines de raids aériens, l’armée américaine a resserré cette semaine son étau sur la ville, soupçonnée d’abriter Abou Moussab Al-Zarqaoui. Samedi 16 octobre, l’un des négociateurs de Falloujah a assuré que sa délégation était prête à reprendre les négociations avec le gouvernement irakien, interrompues, jeudi 14 octobre 2004, après que le Premier ministre, Iyad Allaoui, eut menacé la ville d’une offensive d’envergure si elle ne livrait pas Abou Moussab Al-Zarqaoui et ses hommes. Mais, cheikh Abdel Hamid Jaddou a lié cette reprise du dialogue à l’arrêt des raids aériens et à la libération d’un autre membre de la délégation.
Samedi 16 octobre 2004, le ministre irakien du Pétrole, Thamer Ghadbane, a indiqué que des menaces d’attaques et de sabotage persistent contre les infrastructures et les ressources pétrolières en Irak, ce qui risque de ralentir les projets d’augmentation de la production de brut. Il n’a pas précisé la nature de ces menaces.
L’annonce des nouveaux morts américains portent à 1087 le nombre de militaires américains tués en Irak depuis l’invasion du pays en mars 2003, selon des chiffres du Pentagone.
Le bilan des journalistes tués en Irak s’est également alourdi à "au moins 29 journalistes et 15 collaborateurs des médias tués" depuis cette date, selon l’organisation Reporters sans frontières, qui a annoncé, samedi 16 octobre, que deux journalistes irakiens avaient été abattus, jeudi 14 octobre 2004, en sortant de leurs domiciles à Bagdad et Mossoul.
A Londres, le ministère de la Défense a exclu que des troupes britanniques puissent être déployées à Falloujah. Il a par ailleurs assuré qu’aucune décision n’avait été prise concernant le déplacement de ces troupes vers Bagdad pour permettre aux Américains de se consacrer à d’autres opérations, comme l’avaient dit certains médias britanniques.
Un étude publiée, samedi 16 octobre 2004, aux Etats-Unis, souligne que les militaires américains et leurs familles estiment que le président George W. Bush -qu’ils soutiennent- n’a pas envoyé suffisamment de soldats en Irak.
Le chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), l’un des deux principaux mouvements kurdes irakiens, Massoud Barzani, s’est entretenu, samedi 16 octobre 2004, avec le secrétaire adjoint du parti Baas, au pouvoir en Syrie, Abdallah al-Ahmar, de la situation en Irak, a rapporté l’agence officielle Sana. Les deux responsables ont "évoqué la situation en Irak et ses répercussions sur le peuple irakien et les pays de la région, ainsi que les relations entre leurs deux pays", a ajouté Sana.
Agence France Presse
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