Selon la télévision publique citée par l’agence Presse Canadienne (PC), M. Martin aurait décidé de reculer devant les pressions de son propre parti : une majorité de libéraux s’opposerait en effet au plan américain en vue de protéger le continent contre les attaques de missiles balistiques.
Paul Martin
Selon Presse Canadienne et Radio-Canada, Paul Martin aurait informé les pays membres de l’OTAN, à Bruxelles, mardi 22 février, qu’Ottawa ne se joindrait pas au programme américain. Des sources gouvernementales canadiennes ont déclaré à PC que Martin en ferait l’annonce publique, jeudi 24 février 2005, à son retour d’Europe.
Une représentation du bouclier antimissile américain
Mardi 22 février 2005, le gouvernement fédéral s’est retrouvé dans l’embarras quand Frank McKenna, le prochain ambassadeur du Canada à Washington, qui n’entre pourtant en fonction que dans un mois, a affirmé sans détour que le Canada faisait déjà partie du projet américain de bouclier antimissile. M. McKenna a expliqué aux journalistes qui le questionnaient sur le sujet ne pas comprendre ce que veut dire le gouvernement américain lorsqu’il dit qu’il invite le Canada à se joindre à son programme. « Nous en faisons déjà partie. Que pouvons-nous faire de plus ? » a lâché candidement M. McKenna, après avoir répondu aux questions des députés qui siègent au comité des Affaires étrangères. Mais il semble que tous les libéraux ne sont pas du même avis que M. McKenna.
Tir d’un missile antimissile Patriot
Un projet de résolution sur le bouclier antimissile doit faire l’objet d’un vote lors du congrès politique libéral qui se tiendra du 3 mars au 6 mars 2005. La proposition suggère de rejeter tout projet d’adhésion au programme américain de défense antimissile.
Associated Press
Une salle du NORAD, aux Etats-Unis
Commentaire
L’efficacité d’un bouclier antimissile paraît extrêmement douteuse. A supposer qu’un gouvernement détenteur de l’arme nucléaire soit menacé par les Etats-Unis, il aurait tout intérêt à introduire clandestinement les bombes sur le territoire américain, afin de les faire exploser sur place, plutôt que de les expédier au moyen d’un missile. Le bouclier antimissile américain fait penser à la ligne Maginot construite par les Français et tout simplement contournée par les Allemands quand ils ont envahi la France, en mai 1940.
Frank BRUNNER
Une salle du NORAD, aux Etats-Unis
Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1
Compte de chèque postal : 12-1-2
Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info