La peine la plus lourde -deux ans et demi- a été infligée à l’ancien directeur financier, Fausto Tonna, l’un des plus proches associés du fondateur de Parmalat, Calisto Tanzi. Parmi les autres condamnés figurent le frère et le fils de l’ancien patron, Giovanni et Stefano Tanzi (un an et onze mois chacun), ainsi que les successeurs de Fausto Tonna, Luciano Del Soldato (un an et dix mois) et Alberto Ferraris (un an et dix mois). L’avocat Gian Paolo Zini a été condamné à deux ans de prison.
Stefano Tanzi
En dépit de leur rôle dans ce qui s’est révélé l’un des plus gros scandales financiers en Europe, aucun des condamnés ne devrait purger sa peine derrière les barreaux. Pour les premières condamnations inférieures à deux ans, le droit italien autorise la suspension conditionnelle de la peine. Gian Paolo Zini, Luciano Del Soldato et Fausto Tonna devraient, quant à eux, demander une prise en charge par les services sociaux.
Fausto Tonna
Autres procédures en cours
Cette condamnation prononcée par le juge Tacconi est le fruit d’un arrangement conclu entre les autorités judiciaires et les accusés, qui éviteront ainsi un procès à Milan. Ils restent toutefois passibles d’une inculpation dans une procédure parallèle, menée à Parme, près du siège du groupe, où une enquête plus large est en cours pour banqueroute frauduleuse, qui pourrait déboucher sur des condamnations plus lourdes. Plus de 70 personnes sont impliquées dans ce dossier.
Des produits Parmalat
La procédure milanaise, qui se concentre sur les infractions boursières, n’est pas close non plus puisque Calisto Tanzi et dix-sept autres personnes, ainsi que deux cabinets d’audit restent inculpés et devraient comparaître devant la justice. Calisto Tanzi avait lui aussi demandé un arrangement avec la justice pour éviter un procès, faisant valoir qu’il pourrait ainsi mieux se défendre dans le volet parmesan de l’affaire, mais sa requête a été rejetée.
Calisto Tanzi
L’une des marques les plus célèbres d’Italie, Parmalat, a reconnu un trou de quatre milliards d’euros dans ses comptes, en 2003. Placé sous administration judiciaire, le groupe est aujourd’hui en phase de redressement sous la houlette d’Enrico Bondi, un spécialiste de la reprise des entreprises en difficulté. Il devrait revenir en Bourse à la rentrée 2005, une fois entériné, pendant l’été, par les créanciers du groupe, un projet de titrisation de douze milliards d’euros de dette.
Avec AFP
Enrico Bondi
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