Accueil

Rubriques

Archives

Art

BD

Corruption

Histoire

Informations internationales

Interviews

Le lobby juif

Sciences

Taxe sociale

Plan du site
Résumé
Recherche
Archives
Espace rédactionnel
rédaction@intérêt-général.info


Google


Vous êtes ici  Accueil   Interviews


Le Temps, 8 septembre 2006
Interview : Li Rui s’exprime à propos de Mao Zedong et de la Chine

, par Frédéric KOLLER

(JPEG)
Vue de Beijing

Le 9 septembre 1976, à 00h10, mourait l’« éternel leader », Mao Zedong, des suites d’une longue dégénérescence nerveuse, à l’âge de 83 ans. Ce fils de paysans contribua plus que tout autre à changer la face de la Chine du 20e siècle et demeure adulé comme un « grand homme » par une majorité de Chinois. Comment un tyran considéré hors de son pays comme un des pires criminels de l’histoire humaine peut-il encore autant fasciner un peuple qu’il a pourtant tant fait souffrir ? Pourquoi la Chine des réformes convertie au capitalisme perpétue-t-elle le culte de l’idéologue du communisme le plus utopique ?

(JPEG)
Mao Zedong, à cheval, pendant la Longue marche

Li Rui, aujourd’hui âgé de 90 ans et qui est un des derniers collaborateurs de Mao toujours en vie, explique ce phénomène avec un franc-parler inhabituel. Intellectuel engagé, il rejoint, à la fin des années 1930, Mao et ses troupes réfugiés à Yan’an, au terme de la Longue Marche. Ingénieur de formation, il est promu au Ministère de l’énergie hydraulique à la prise de pouvoir des communistes. Remarqué par Mao, pour avoir osé critiquer le projet de barrage des Trois-Gorges, en 1956, il deviendra l’un de ses secrétaires personnels, en janvier 1958. A l’été 1959, il est limogé et exclu du parti, pour avoir dénoncé les erreurs du Grand Bond en avant, un programme désastreux d’industrialisation rapide imposé par Mao entre 1958 et 1960. Li Rui passe ensuite vingt ans en prison et dans des camps de travail. En 1979, réhabilité, il retrouve ses fonctions dans son ancien ministère et grimpe dans l’appareil du parti. Puis il perd à nouveau toutes ses responsabilités, dix ans plus tard, après avoir soutenu Zhao Ziyang, un des rares dirigeants qui appuya les manifestations démocratiques de la place Tiananmen.

(JPEG)
Vue de Beijing

Li Rui a écrit plusieurs biographies de Mao, ainsi que des recueils de poèmes et des articles appelant le régime à évoluer vers le multipartisme. Ses livres sont censurés en Chine et il ne peut plus s’exprimer dans la presse de son pays. Il reçoit les visiteurs dans son appartement de Pékin, situé dans un immeuble anonyme, en bordure d’un gigan­tesque échangeur routier.

(JPEG)
Li Rui

Question :

- "Quand rencontrez-vous Mao pour la première fois ?"

Li Rui :

- "C’était à Yan’an, en 1940, lors d’une réunion de masse. Mao est monté sur l’estrade pour insulter des cadres du Kuomintang [le parti nationaliste alors allié des communistes pour la lutte contre l’occupation japonaise]. Je me souviens que c’était très violent. Deux ans plus tard, je collaborais au journal Libération, et Mao est venu assister à l’une de nos réunions.

A cette époque, on le vénérait, on l’admirait. Nous avions lu ses écrits stratégiques. Il pouvait être arrogant, parfois grossier dans ses discours. Il exagérait sans cesse et insultait les intellectuels, une classe inutile, selon lui. Il parlait d’égalité, mais il bénéficiait d’un traitement de faveur. Néanmoins tout le monde le respectait car il en avait bavé durant la Longue Marche."

(JPEG)
Mao Zedong en 1940 (à droite de l’image)

-"En janvier 1958, vous devenez l’un de ses secrétaires personnels..."

- "Oui, à temps partiel. J’étais également vice-ministre de l’Energie hydroélectrique. L’année suivante, j’ai été condamné pour avoir critiqué le Grand Bond en avant."

-"Avait-il changé, depuis Yan’an ?"

- "De manière générale, Mao s’est conduit avec circonspection, lors de la guerre contre le Japon et face au Kuomintang. Il était plutôt pragmatique, objectif.

Après la libération (1949), il a commencé à exagérer en organisant sans cesse des mouvements politiques, la réforme agraire est allée trop loin. Mao raisonnait en termes de lutte des classes. Pour lui, tous les proprié­taires terriens formaient une classe, mauvaise par définition. Seuls les ouvriers et les paysans étaient bons. C’était une erreur."

(JPEG)
Mao Zedong en 1944

-"Le lui avez-vous dit ?"

- "Arrivé au Grand Bond en avant (1958), il devint impossible de dire quoi que ce soit. Entre le début et la fin de sa vie, sa pensée a suivi une ligne : la philosophie de la lutte. Sa grande joie était de lutter contre la nature, lutter contre la terre, lutter contre l’homme. Plus tard, il sera d’un subjectivisme absolu. Après la mort de Staline, sa façon de diriger le pays a énormément changé."

(JPEG)
Tableau représentant Joseph Staline en compagnie de Mao Zedong en 1950

-"Que change la mort de Staline ?"

- "Mao pense désormais que l’univers est à lui, qu’il va diriger le monde. On parle alors de révolution mondiale, de révolution du tiers-monde. Les campagnes vont encercler les villes, le tiers-monde va encercler l’Amérique et la Grande-Bretagne."

-"Quelle était son ambition ? Moderniser la Chine, être un nouvel empereur ?"

- "Il ne fut pas un empereur ordinaire. Les empereurs dirigeaient l’empire, Mao voulait diriger les esprits. De ce point de vue, il fut plus terrible que n’importe quel dictateur de l’histoire."

-"Mais quel était son but ?"

- "Dépasser l’Amérique. Il était persuadé d’avoir raison, de pouvoir mener le monde vers le communisme. Le navire devait s’en remettre au Timonier. Tout le monde devait brandir Le Petit Livre rouge, porter un badge à son effigie et être aux ordres. Dans les années 1960, Mao se confondait avec Dieu ; le culte de sa personne a dépassé tout ce que le christianisme a pu inventer dans ce domaine."

(JPEG)
Le culte de la personnalité dans la Chine de Mao Zedong

-"Mao n’a-t-il pas contribué à moderniser le pays ?"

- "Mao est le produit d’une génération qui a connu l’oppression, les invasions. Les Occidentaux, puis les Japonais, ont voulu anéantir la Chine ! Au même moment, on découvre le marxisme, le manifeste du parti communiste, il y a l’avènement de l’URSS. Le marxisme, c’est la libération de l’humanité.

Mao a permis à la révolution de remporter la victoire. Il ne s’est pas trompé. Son portrait est toujours au-dessus de la porte Tiananmen."

-"Mais estimez-vous que c’est une réussite ?"

- "Evidemment ! La révolution fut une victoire. Ses articles théoriques de l’époque étaient corrects."

-"Le parti a tranché : Mao a commis 30 % d’erreurs dans sa vie. C’est peu pour un despote de son envergure."

- "Je résume Mao en trois phrases : réussite dans la révolution ; très grandes erreurs au pouvoir ; crimes lors de la Révolution culturelle. Sa faute principale a été de poursuivre un socialisme illusoire, une utopie. Après l’échec du Grand Bond en avant, il a éliminé les avis divergents, en lançant la Révolution culturelle. Le pays était au bord du gouffre."

(JPEG)
Scène de la révolution culturelle chinoise. Chacun se doit de lire ostensiblement le Petit livre rouge des pensées de Mao Zedong

-"Quand, au juste, commence-t-il à faire fausse route ?"

- "Dès le premier plan quinquennal. En apparence, la construction économique est au cœur du nouveau régime. En réalité, les mouvements politiques débutent aussitôt. On s’en prend d’abord aux intellectuels, puis aux capitalistes. Grave erreur. Les communistes étaient pour la plupart des paysans, ils ne connaissaient rien de la gestion économique.

D’un côté Mao détruit, de l’autre il construit. Avec quel argent ? En exploitant les paysans. Les finances, les revenus, tout provenait de l’exploitation de la misère paysanne. Savez-vous combien de paysans sont morts de famine, durant le Grand Bond en avant ? Vingt millions, trente millions ? Je parle de quarante millions. Récemment, un livre citait une recherche qui évoque le chiffre de cinquante-six millions de morts. Tu meurs de faim, la révolution remporte une victoire. L’homme est le bien le plus précieux du monde. Qui ose faire cela ?"

(GIF)
Un agriculteur chinois

-"A-t-il été pire que Staline ou Hitler ?"

- "Les contextes sont différents. Mao fut un tyran qui n’attachait aucune importance à l’être humain. Au nom de la dictature du prolétariat, il s’est débarrassé des intellectuels. Les paysans, selon lui, n’avaient aucune utilité dans le progrès de l’histoire. De même, il dédaignait les commerçants. Or, sans commerce, pas d’industrie.

Mao, en réalité, violait les règles de l’histoire. En cela, il fut pire que Staline ou Hitler. Staline et Hitler respectaient les intellectuels. Le désordre de la Révolution culturelle est unique dans l’histoire humaine."

-"En Europe, Hitler incarne le mal absolu. Pourquoi Mao n’est-il pas davantage critiqué en Chine ?"

- "C’est simple : Hitler a perdu, son régime s’est effondré. En Chine, le parti communiste est toujours là, même s’il ne suit plus la même voie. Hier, on s’opposait au capitalisme, aujourd’hui, on l’applique. L’économie se développe, la vie s’améliore."

(JPEG)
Une ouvrière chinoise dans une usine de vêtements à Dongguan

-"Mais le capitalisme est précisément ce contre quoi Mao a toujours lutté... Alors, pourquoi l’épargner ?"

- "Parce qu’il a renversé Tchang Kaï-chek. Sans Mao, pas de révolution, sans révolution pas de parti communiste, pas de 1949. Les Chinois forment une nation qui n’oublie pas ses racines."

-"Si Tchang Kaï-chek l’avait emporté, la situation serait peut-être meilleure aujourd’hui et il n’y aurait pas eu tant de morts..."

- "On ne refait pas l’histoire."

(JPEG)
Chiang Kai-shek

-"Il suffit de regarder Taïwan."

- "Taïwan va bien, grâce à Chiang Chin-kuo [le fils de Tchang Kaï-chek qui a engagé des réformes politiques, à la fin des années 1970]. La Chine n’a pas de Chiang Chin-kuo. Hu Yaobang et Zhao Ziyang auraient pu l’être, mais Deng Xiaoping s’en est débarrassé. C’est notre malheur."

-"Que reste-t-il de l’héritage de Mao, si le communisme est mort ?"

- "Son plus grand héritage, c’est le parti-Etat et tout ce qui en découle : le fait que les tribunaux ne soient pas indépendants, qu’il n’existe pas de liberté de la presse."

-"Jung Chang, dans sa biographie de Mao, affirme qu’il a été responsable de la mort de 70 millions de personnes."

- "C’est très plausible."

-"Existe-t-il des statistiques internes au parti ?"

- "Il y a des chiffres par bureau, par province, par région. Mais les archives ne sont pas ouvertes. Au niveau national, c’est un travail impossible à faire. On fera la lumière dans quelques décennies."

(JPEG)
Scène d’exécution en Chine

-"L’économie décolle. La société évolue. Pourtant, l’influence de Mao demeure très grande. Pourquoi ?"

- "C’est là une tradition chinoise. Vous, les Occidentaux, vous regardez autour de vous à l’horizontale. Nous avons pour habitude de tourner le regard vers le haut. Cela semble normal."

-"Tout de même, comment comprendre cette nostalgie, chez les ouvriers et les paysans en particulier ?"

- "Du temps de Mao, l’économie n’était pas développée et les écarts de revenus n’étaient pas si terribles. Il y avait très peu de corruption. En apparence, la société était égalitaire. Les paysans étaient misérables, mais l’époque semblait plus stable. Les revenus étaient faibles, mais tout le monde logeait à la même enseigne."

(JPEG)
Un sans abri chinois à Guangdong

-"Ce sont pourtant les paysans qui ont le plus souffert de la famine..."

- "Les Chinois acceptent la mort. C’est une particularité qui intrigue les Occidentaux. Et puis, l’information ne circulait pas. La plupart des victimes de la famine vivaient à la campagne. Or les paysans ne communiquaient pas, d’un village à l’autre. Les journaux ne disaient rien. Personne ne savait combien il y avait de morts. A l’écart des villes, cette ignorance perdure."

-"En se modernisant, la Chine..."

- "Il n’y aura pas de modernisation, tant que la réforme de l’économie ne s’accompagnera pas d’une réforme du système poli­tique."

-"Mais le jour où la Chine commencera à moderniser son système politique, abandonnera-t-on Mao ?"

- "Il est impossible de se débarrasser de Mao. Son ombre nous couvre toujours sous la forme du parti communiste. Dans le système qui est le nôtre, il n’y a que la parole d’un seul homme qui puisse faire autorité. Pourquoi ? Parce que la Chine est un pays de paysans et que les intellectuels sont obéissants."

(JPEG)
Un policier chinois devant un portrait de Mao Zedong, à Beijing, le 7 octobre 2005

-"Vous êtes un des rares, précisément, à oser critiquer Mao et le régime. N’avez-vous pas peur ?"

- "Nulle inquiétude, nulle peur. Ils ne peuvent plus m’arrêter."

-"Pourquoi ?"

- "J’ai bientôt 90 ans. A part me tuer, on m’a tout fait subir. Ils ne vont pas recommencer aujourd’hui."

-"Etes-vous toujours membre du PC ?"

- "Evidemment ! J’ai appartenu à ses plus hautes sphères."

-"N’avez-vous jamais songé à quitter ce parti qui vous a tant fait souffrir ?"

- "J’y trouve mon intérêt. Ma maison n’est pas mal. J’ai un secrétaire. Je dispose d’une voiture avec chauffeur. Quitter le parti n’est pas chose facile. Surtout, il doit changer. Et pour cela, mieux vaut être à l’intérieur."

Propos recueillis par Frédéric KOLLER

(JPEG)
Des billets chinois de 100 yuans

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info



VOIR EN LIGNE :

AUTEUR :
-Frédéric KOLLER

afficher une version imprimable de cet article envoyez cet article à un ami

DANS LA MEME RUBRIQUE :
-Interviews : Meron Benvenisti s’exprime à propos du partage de la Palestine
-Interviews : Norbert Clément dénonce l’illégalité d’expulsions de Roms de France
-Interviews : Yossi Beilin s’exprime à propos des négociations de paix israélo-palestiniennes
-Interviews : Pierre Maudet s’exprime à propos de l’assurance chômage en Suisse
-Interviews : Jacques Ducry s’exprime à propos de la ‘Ndrangheta
-Interviews : Peter Galbraith s’exprime à propos de la guerre en Afghanistan
-Interviews : Mathieu Rigouste s’exprime à propos de la répression dans les banlieues françaises
-Interviews : Leonidas Alfaro s’exprime à propos de la guerre des gangs au Mexique
-Interviews : Saad Hariri s’exprime à propos des relations entre le Liban et la Syrie
-Interviews : Jacob Cohen s’exprime à propos de l’espionnage juif
-Interviews : James Jones s’exprime à propos de l’Afghanistan
-Interviews : Janine Benyus s’exprime à propos du biomimétisme
-Interviews : Isabelle Coutant Peyre s’exprime à propos de Skander Vogt
-Interviews : François Longchamp s’exprime à propos de l’affaire Hannibal Kadhafi
-Interviews : Fauwzia Kofi s’exprime à propos des négociations avec les talibans
-Interviews : Taher Labadi s’exprime à propos de la barbarie israélienne
-Interviews : David Finkel s’exprime à propos de la guerre en Irak
-Interviews : Jane Goodall s’exprime à propos de la destruction des ressources de la planète
-Interviews : Ethan Nadelmann s’exprime à propos de la légalisation de la marijuana aux Etats-Unis
-Interviews : Alfonso Sabella s’exprime à propos de la mafia
-Interviews : Charles Bowden s’exprime à propos de la situation au Mexique
-Interviews : Walid Joumblatt s’exprime à propos des relations entre le Liban et la Syrie
-Interviews : Stanley McChrystal s’exprime à propos de l’Afghanistan
-Interviews : Yvonne Riaño s’exprime à propos des mariages forcés en Suisse
-Interviews : Charles Juillard s’exprime à propos de l’accueil en Suisse de deux ex-détenus ouïgours de Guantanamo
-Interviews : Jean-Pierre Fabre dénonce la complaisance dont bénéficie le régime togolais
-Interviews : Kofi Yamgnane s’exprime à propos de l’élection présidentielle au Togo
-Interviews : Thomas Borer s’exprime à propos du système politique suisse
-Interviews : Andry Rajoelina s’exprime à propos de la situation politique à Madagascar
-Interviews : Babak Dad s’exprime à propos de la situation politique en Iran
-Interviews : Bernard Bertossa s’exprime à propos de la magistrature suisse
-Interviews : Philippe Chenaux s’exprime à propos du pape Pie 12
-Interviews : Laurent Gbagbo s’exprime à propos de la situation politique en Côte d’Ivoire
-Interviews : Stéphane Lathion s’exprime à propos de l’islam
-Interviews : Claude Dilain s’exprime à propos de la situation sociale dans les villes françaises
-Interviews : Paul Hinder s’exprime à propos de l’intolérance religieuse
-Interviews : Hervé Morin s’exprime à propos de la guerre en Afghanistan
-Interviews : Markus Seiler s’exprime à propos des services de renseignement suisses
-Interviews : Laurent Mucchielli dénonce les mensonges de Brice Hortefeux à propos de la délinquance des mineurs en France
-Interviews : Mikhaïl Gorbatchev s’exprime à propos de la chute du mur de Berlin, de l’effondrement du bloc communiste et de l’évolution de la situation
-Interviews : Abdullah Gül s’exprime à propos de la Turquie et de l’Union européenne
-Interviews : Mauro Poggia s’exprime à propos de la hausse des primes d’assurance maladie en Suisse
-Interviews : Heidi Tagliavini s’exprime à propos du conflit russo-géorgien de l’été 2008
-Interviews : Stanley McChrystal s’exprime à propos de l’Afghanistan
-Interviews : Hugo Chavez s’exprime à propos de la situation internationale
-Interviews : Nicolas Hulot s’exprime à propos de la taxe carbone
-Interviews : Hamid Karzaï s’exprime à propos de l’Afghanistan
-Interviews : Hans-Ulrich Ernst s’exprime à propos de l’achat d’avions militaires par la Suisse
-Interviews : Robert Badinter s’exprime à propos de la suppression des juges d’instruction en France
-Interviews : Thierry Mariani s’exprime à propos de la politique française en Afghanistan



Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source