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AFP, 11 décembre 2007

Algérie : Deux attentats à l’explosif


Le lieu d’un attentat, à Alger, le 11 décembre 2007

ALGER (AFP) - Deux attentats au véhicule piégé, dont l’un au moins avec un kamikaze à bord, ont fait au moins vingt-sept morts, mardi 11 décembre 2007 au matin, sur les hauteurs d’Alger, selon le ministre algérien de l’Intérieur ainsi que des sources médicales et sécuritaires.

Algérie


Les deux attentats, le premier perpétré à proximité de la Cour suprême et l’autre devant le siège du Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) dans la quartier résidentiel de Hydra, ont fait au moins vingt-sept morts, selon des informations recueillies par l’AFP auprès de sources médicales et sécuritaires. Mardi 11 décembre 2007 au matin, "la première voiture piégée a explosé devant le Conseil constitutionnel, à Ben Aknoun (sur les hauteurs d’Alger, et la deuxième devant le siège du Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR), à Hydra", a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, qui s’est déplacé sur les lieux. "L’attentat de Hydra a été perpétré par un kamikaze, selon les premiers témoignages", a ajouté le ministre. "Le bilan est très élevé", a-t-il encore déclaré, sans donner de précisions. De premières informations avaient fait état d’"au moins douze morts devant la Cour suprême", dans une première explosion ayant pulvérisé un bus de transport d’étudiants, selon un membre du service médical. A Hydra, le quartier voisin, où se trouvent les nouveaux sièges des ministères de l’Energie et des Finances, ainsi que plusieurs chancelleries et résidences diplomatiques, des sources sécuritaires avaient d’abord évoqué un attentat au camion-citerne piégé.

Le lieu d’un attentat, à Alger, le 11 décembre 2007

L’Algérie est confrontée à une recrudescence des violences, depuis le ralliement, en septembre 2006, du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien au réseau Al-Qaïda, dont il est devenu la Branche au Maghreb islamique (BAQMI). La Branche au Maghreb islamique avait revendiqué, le 6 septembre 2007, un attentat suicide commis contre le cortège du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, à Batna, qui avait fait vingt-deux morts et plus de cent blessés. Depuis, la Branche au Maghreb islamique avait également revendiqué un attentat-suicide à la voiture piégée perpétré contre une caserne de gardes-côtes, à Dellys, port de Kabylie à 70 kilomètres à l’est d’Alger, faisant trente-deux morts et quarante-cinq blessés. L’organisation n’en est pas à sa première expérience d’attentats quasi-simultanés. Le 11 avril 2007, deux voitures piégées avaient explosé, l’une visant le Palais du gouvernement, en centre-ville, l’autre contre un commissariat de la banlieue est. On avait dénombré au moins trente morts et plus de deux-cents blessés, là encore revendiqués par la Branche au Maghreb islamique.

Evacuation du cadavre d’une victime, sur le lieu d’un attentat, à Alger, le 11 décembre 2007

Le président français, Nicolas Sarkozy, qui était en visite, la semaine dernière, en Algérie, a "condamné fermement" les deux attentats de mardi 11 décembre 2007 qu’il a qualifiés d’"actes barbares", lors d’un entretien téléphonique avec le président, Abdelaziz Bouteflika.

Agence France Presse

Evacuation du cadavre d’une victime, sur le lieu d’un attentat, à Alger, le 11 décembre 2007

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