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dimanche 23 avril 2017
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31 janvier 2008

Corruption : Le salaire du président du conseil d’administration du service social genevois a été multiplié par trois

par Frank BRUNNER


Vue du siège de l’Hospice Général, à Genève

La Tribune de Genève du 31 janvier 2008 nous apprend que le salaire du président du conseil d’administration de l’Hospice Général -le service social genevois- a été multiplié par trois. Pierre Martin-Achard, reçoit une indemnité annuelle de 120000 francs suisses, pour un temps de travail estimé à 35 %. Contrairement aux autres membres du conseil d’administration, Pierre Martin-Achard ne reçoit pas de jetons de présence. Son prédécesseur de 1994 à 2006, Claude Torracinta, était payé 12000 francs suisses par an depuis 1998, pour un temps de travail estimé à 40 %-60 %, et recevait un jeton de présence de 300 francs suisses par séance du conseil d’administration. Au cours des deux dernières années de sa présidence, son revenu total était de 40000 francs suisses.

Suisse


On est en droit de se demander à quoi sert le conseil d’administration de l’Hospice Général. En théorie, il est censé contrôler la direction. En réalité, il se contente de faire acte de présence. De même, en théorie, le conseil d’administration est une instance de recours pour les usagers qui ont un litige avec le personnel de l’Hospice Général. En réalité, le conseil d’administration s’aligne automatiquement sur la direction, qui elle-même s’aligne automatiquement sur ses subordonnés. Il est probable que jamais aucun usager de l’Hospice Général n’a obtenu gain de cause contre un membre du personnel.

Pierre Martin-Achard et Claude Torracinta

Pourtant, les agissements du personnel sont souvent abusifs. Les droits des usagers sont systématiquement bafoués, contournés ou « interprétés » en sorte d’être vidés de leur contenu. Quand un usager se plaint, la direction n’hésite pas à le calomnier et à fabriquer de faux rapports -non signés- contenant des accusations inventées de toutes pièces. Ces procédés bénéficient de la complicité du conseil d’administration de l’Hospice Général, du conseil d’Etat -exécutif cantonal- et de la magistrature genevoise, qui classe les plaintes des usagers en refusant d’enquêter et ferme les yeux sur les preuves produites.

Frank BRUNNER

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