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18 avril 2008

Corruption : A combien s’élèveront les prochains détournements de fonds publics du milieu politique genevois ?

par Frank BRUNNER


Vue de Genève

Il est prévu d’élire une assemblée constituante censée proposer des modifications de la constitution du canton de Genève, en Suisse. Les milieux de la prétendue « gauche » locale ont profité de l’occasion pour réclamer à la ville de Genève une subvention de 160000 francs suisses. Le prétexte invoqué est le financement de la campagne électorale pour l’élection des membres de l’assemblée constituante. Officiellement, il s’agirait de permettre à « la société civile » de s’exprimer. L’argent serait distribué, pour moitié à la Fédération associative genevoise, tandis que le reste irait à « des organisations qui en font la demande ». Au sein de la Fédération associative genevoise, on trouve, notamment, l’Association suisse des locataires, le Groupe pour une Suisse sans armée, Attac-Genève, etc...

Suisse


Cette affaire se présente comme une nouvelle escroquerie imaginée par les politicards locaux pour se livrer à des fausses facturations et détourner l’argent public dans leur poche. Il s’agit là d’une sorte de tradition genevoise. En effet, les associations concernées, soi-disant « représentatives de la société civile », sont noyautées par des politcards locaux. En d’autres termes, ces associations ne sont guère plus que des annexes des partis politiques genevois. La « représentativité de la société civile » n’est donc qu’une imposture.

La méthode de noyautage est très facile à comprendre. Soit les politicards créent eux-mêmes l’association et se partagent d’emblée les places du comité. Soit ils prennent le contrôle d’une association créée par d’autres en imposant l’élection de leurs petits copains au comité. Pour ce faire, on commence par inscrire des membres du parti dans l’association. Le jour où l’assemblée générale élit le comité, les petits copains du parti débarquent en masse et votent comme des marionnettes en faveur du candidat ou des candidats de leur parti. Face à ce bloc de voix, aucun membre apolitique de l’association n’a la moindre chance d’être élu. Bien souvent, plusieurs partis procèdent simultanément de la même manière, si bien que le comité se retrouve entièrement composé de membres des divers partis.

Une séance de blabla organisée par ATTAC-Genève

Ensuite, ces politicards se font voter une subvention par leurs petits copains du conseil municipal ou du parlement cantonal. L’argent est détourné à coups de fausses factures ou de manipulations comptables. Au mieux, il finance des sinécures à mi-temps ou à temps complet. Les escrocs bénéficient de la complaisance de l’ensemble du milieu politique et de la magistrature locale, aussi corrompus l’un que l’autre. Nos politicards n’étant bons qu’à piquer dans la caisse et intriguer les uns contre les autres, les associations qu’ils noyautent n’ont généralement aucune activité concrète. On se contente de blablater entre soi et de facturer des cotisations aux membres. C’est-à-dire que, dans la quasi totalité des cas, l’utilité de ces associations est nulle du point de vue du commun des citoyens et rien ne justifie objectivement leur subventionnement avec de l’argent public.

Si la droite ferme les yeux sur les magouilles de la gauche, c’est parce qu’elle-même magouille aussi -à une autre échelle- et que le subventionnement des escrocs « de gauche » est une manière d’acheter leur complaisance pour le plus grand bénéfice des escrocs de droite.

Frank BRUNNER

Vue de Genève

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