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vendredi 18 août 2017
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ATS, 20 avril 2008

Informations internationales : Micheline Calmy-Rey veut faire sauter les barrières nationales en matière de droits de l’Homme


Scène d’exécution en Chine

La souveraineté des Etats ne doit pas empêcher la communauté internationale de faire entendre sa voix en cas de violation des droits de l’homme. Micheline Calmy-Rey, ministre des Affaires étrangères de la confédération suisse, l’a fait savoir, lors de la conférence annuelle de la section suisse d’Amnesty International.

Scène de torture à la prison d’Abou Ghraib


"Les droits humains ne sont que lettre morte, sans la volonté des Etats et des organisations internationales de les mettre réellement en oeuvre et de prendre des sanctions contre ceux qui les violent, sans céder à des considérations d’opportunité politique ou économique", a noté la conseillère fédérale. "Là où un État et ses institutions ne sont manifestement plus en mesure de protéger la population dont il a la responsabilité, il faut que la communauté internationale se fasse entendre, en vertu du principe de la responsabilité de protéger, adopté, en 2007, par les Nations Unies", selon Mme Calmy-Rey. La cheffe de la diplomatie helvétique reconnaît qu’il n’est "pas toujours facile pour les Etats de s’entendre sur des standards communs". Elle les appelle toutefois à avoir "le courage civique de montrer clairement où se trouve l’intérêt commun" et de forger des coalitions de pays pour "régler ensemble ces problèmes". Ces coalitions doivent aussi inclure la société civile, et en particulier les ONG, relève encore la ministre. La Déclaration universelle des droits de l’homme "reconnaît expressément la coresponsabilité des personnes privées dans la mise en oeuvre des droits humains", explique-t-elle.

Agence télégraphique suisse

Micheline Calmy-Rey

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source