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mercredi 22 mai 2013
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AFP, 30 mai 2008

Informations internationales : Une convention interdisant les armes à sous-munitions a été adoptée


Des bombes à sous-munitions sont larguées par un bombardier américain

DUBLIN (AFP) - Une convention interdisant les armes à sous-munitions dans le monde a été formellement adoptée, vendredi 30 mai 2008, par 111 pays réunis à Dublin. Ce texte ambitieux, conclu après dix jours de négociations parfois tendues, a été adopté, lors d’une session plénière, au stade de Croke Park, dans la capitale irlandaise.

Ces armes sont conçues pour disperser ou libérer des explosifs qui se répandent jusqu’à plusieurs centaines sur la zone visée. Entre 5 % et 30 % n’explosent pas et menacent les populations des pays "pollués" comme le Laos, la Bosnie, l’Irak, l’Afghanistan ou le Liban.

Une bonbe à sous-munitions


"Je propose que nous adoptions formellement le texte de la convention sur les armes à sous-munitions", a déclaré le président de la conférence, Daithi O’Ceallaigh, lors d’une cérémonie, vendredi 30 mai 2008, en début de matinée. "Nous sommes convenus de le faire mercredi soir, je propose que nous adoptions le texte de la convention dans son intégralité", a-t-il affirmé. "Je ne vois aucune objection. La convention est adoptée", a-t-il ajouté, sous les applaudissements des délégués et une ovation debout.

Une bonbe à sous-munitions larguée par l’aviation israélienne au Liban

La Convention interdit l’utilisation, la mise au point et le stockage des armes à sous-munitions. Elle devra encore être officiellement signée, lors d’une cérémonie, à Oslo, les 2 décembre et 3 décembre 2008, avant sa ratification par l’ensemble des pays signataires. L’accord sur ce texte ambitieux a été salué tant par les gouvernements que par les associations, même si l’absence de grands pays producteurs ou utilisateurs de bombes à sous-munitions comme les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Pakistan ou Israël a soulevé des questions sur sa véritable portée. Les ONG espèrent néanmoins que ce texte aura la même portée historique que la Convention d’Ottawa, qui avait banni les mines antipersonnel en 1997.

Une sous-munition non explosée

Jeudi 29 mai 2008, les Etats-Unis ont pris leurs distances avec ce traité, expliquant avoir des "désaccords tactiques" sur la manière de procéder. "Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par l’impact humanitaire, non seulement des armes à sous-munitions, mais de tous les types de munitions utilisés en temps de guerre", a déclaré dans un communiqué un porte-parole de la Maison Blanche, Scott Stanzel, décrivant la nécessité d’éviter les victimes civiles comme "une obligation morale". Le communiqué rappelle aussi que les Etats-Unis "ont dépensé plus de 1,2 milliard de dollars pour nettoyer les zones de guerres et les anciennes zones de conflits et les rendre sûres pour les civils" depuis 1993. "Nous sommes très fortement engagés à répondre à ce problème, mais nous avons quelques désaccords sur la meilleure occasion et la meilleure tactique à suivre pour tenter de résoudre ce problème", conclut le communiqué, sans plus de détails sur la nature de ces désaccords. Pour sa part, un porte-parole du département d’Etat, Tom Casey, a affirmé que l’accord conclu, mercredi 28 mai 2008, à Dublin, par 111 pays "ne changeait rien" pour les Etats-Unis.

Agence France Presse

Un enfant victime d’une sous-munition

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