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samedi 27 mai 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Soudan (1ère partie) : Du 9 février 2004 au 31 août 2004
AFP, 17 avril 2004

Pourparlers intersoudanais : le vice-président rentre trois jours à Khartoum pour des consultations


Vue de Khartoum

Le vice-président soudanais Ali Osmane Taha, qui négocie au Kenya la paix avec la rébellion sudiste, est rentré, samedi 17 avril 2004, à Khartoum pour trois jours, alors que les discussions bloquent sur la question de l’application de la charia dans la capitale, a-t-on appris de sources officielles.

Soufan


Les négociations se poursuivaient malgré tout, samedi 17 avril 2004, à Naivasha, ville située à 80 km au nord-ouest de Nairobi, selon les mêmes sources.

Scène de rue à Naivasha

"Taha est juste rentré à la maison pour environ 72 heures", a déclaré à l’AFP un membre de la médiation, qui a requis l’anonymat.

"Taha est parti pour Khartoum pour informer le président Omar al-Beshir sur l’état d’avancement des négociations", a confirmé le numéro 2 de l’ambassade du Soudan au Kenya, Ahmed Dirdeiry.

Omar Hassan Al Bachir

Ce n’est pas la première fois, depuis le début des négociations à Naivasha qui ont commencé il y a plusieurs mois, qu’Ali Osmane Taha rentre à Khartoum pour faire le point avec le chef de l’Etat soudanais.

Ali Osman Mohamed Taha

Le gouvernement soudanais et la principale rébellion du pays, l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), discutent au Kenya en vue de mettre fin à la plus longue guerre en cours sur le continent africain.

Soldat de la SPLA

Il leur reste à résoudre un dernier point pour parvenir à un accord global de paix : l’application ou non de la loi islamique dans la capitale soudanaise pendant la période de transition de six ans, qui suivra l’entrée en application d’un accord global de paix et qui précèdera un référendum d’autodétermination pour le sud du pays.

Un enfant soldat de la SPLA

Actuellement, la loi islamique ou charia est appliquée dans la capitale soudanaise, Khartoum, située dans le nord du pays.

La SPLA refuse l’application de la charia à Khartoum pendant la période de transition, contrairement au gouvernement.

Cependant en juillet 2002, les deux parties s’étaient entendues pour que la charia soit appliquée pendant la période de transition dans le nord du pays, mais pas au sud, où opère la SPLA.

Un enfant soldat de la SPLA

Le gouvernement s’appuie aujourd’hui sur cet accord, tandis que la SPLA avance que Khartoum, même si elle est située dans le nord, est la capitale de tous les Soudanais.

"Le voyage soudain de Taha confirme l’opinion largement répandue que le stratégie du gouvernement est de prolonger les discussions et d’acheter du temps aux dépens d’une finalisation rapide d’un accord de paix que nous sommes sur le point d’atteindre", a estimé le porte-parole de la SPLA, Yasser Arman, joint par téléphone par l’AFP depuis Nairobi à Naivasha.

"La délégation de la SPLA reste à la table des négociations en attendant le retour (de Ali Osmane Taha) de Khartoum pour qu’on finalise l’accord", a-t-il ajouté.

Vue de Khartoum

Depuis des mois, les différents acteurs de ce conflit annoncent régulièrement qu’un accord de paix global doit être signé incessamment.

Le Soudan est en proie depuis 1983 à une guerre civile qui oppose le sud du pays, à majorité chrétienne et animiste, au nord, arabo-musulman. Ce conflit a fait environ 1,5 million de morts.

Agence France Presse

Des Soudanais fuyant les combats de la guerre civile

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