par Frank BRUNNER
Aussitôt après leur élection, et à plusieurs reprises par la suite, les ripoux du Conseil d’Etat [exécutif] genevois avaient affirmé qu’ils ne procéderaient ni à une hausse d’impôts, ni à une diminution des prestations sociales. En réalité, ils mentaient éhontément puisque, depuis lors, ils n’ont pas cessé de s’en prendre aux plus démunis, alors même que leurs petits copains politicards se remplissaient les poches dans les conseils d’administration des régies publiques.
Pour mémoire, on rappellera la liste des principaux « exploits » de ce gouvernement corrompu. En violation de l’article 29 de la constitution fédérale, la gratuité de l’assistance juridique -avocat payé par l’Etat- a été supprimée. Désormais, pour obtenir l’assistance juridique dans le canton de Genève, les plus démunis doivent payer une somme mensuelle dont ils ne disposent pas. S’ils ne parviennent pas à payer, on leur supprime l’avocat en pleine procédure judiciaire. Par ailleurs, le montant du « minimum vital » a été diminué par la suppression de l’abonnement aux transports publics et de l’allocation vêtements. Le calcul du seuil à partir duquel les plus démunis ont droit à l’aide sociale a été modifié. Désormais, le coût du montant des primes d’assurance maladie -qui se monte à des centaines de francs suisses et peut même dépasser mille francs suisses par mois pour une famille- n’est plus déduit du revenu. C’est-à-dire que l’Etat feint hypocritement de considérer ces sommes comme de l’argent disponible pour vivre. Autrement dit, pour obtenir l’aide sociale, il faut être beaucoup plus pauvre qu’auparavant, ce qui a pour conséquence de faire diminuer le nombre de pauvres dans les statistiques. Après cela, nos brillants politicards s’en sont pris aux mendiants. Les policiers genevois peuvent désormais s’emparer du contenu de leur sébille.

L’une des dernières bassesses en date vise les pauvres âgés de 18 à 25 ans. Depuis le 1er août 2007, ils sont censés vivre avec trois fois moins d’argent que les autres pauvres, dont on feint de croire qu’ils vivent dans l’opulence, alors même que leurs ressources n’ont jamais été adaptées à l’évolution du coût de la vie et que, de ce fait, leurs conditions de vie ne cessent de se dégrader. Bien entendu, comme chaque fois qu’une mesure anti-sociale est prise, les personnes visées sont l’objet de calomnies les désignant comme « des profiteurs », « des fainéants », etc... Seuls nos coureurs de pots-de-vin politicards et leurs petits copains sont présumés « respectables ». Ainsi, les pauvres les plus jeunes sont désormais censés vivre avec moins que la valeur de deux paquets de cigarettes par jour. Une telle politique ne peut que les inciter à commettre des délits pour s’en sortir. Le coût de la délinquance induite par ces mesures anti-sociales ne manquera pas de dépasser très largement le montant des sommes « économisées » sur le dos des plus démunis. Encore un grand succès politique à mettre au crédit de la canaille qui nous gouverne.
Frank BRUNNER
AUTEURS