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mardi 21 février 2017
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AP, 26 juin 2008

Corruption : Silvio Berlusconi est sous le feu des critiques après son attaque en règle contre la justice


Vue de Roma

ROME - Silvio Berlusconi se retrouve, jeudi 26 juin 2008, sous le feu des critiques, après ses dernières attaques contre le système judiciaire, dans lesquelles le président du Conseil italien qualifie les magistrats "politiquement motivés" de cancer de la démocratie.

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L’affrontement de longue date entre "Il Cavaliere" et les juges a connu une accélération avec la proposition de loi présentée par les députés conservateurs qui permettrait la suspension pour un an du procès à Milan pour corruption de Silvio Berlusconi. Une proposition de loi qui a suscité de vives critiques non seulement de la part des juges mais aussi de l’opposition de centre-gauche. Alors qu’il s’exprimait, mercredi 25 juin 2008, à la Confesercenti, une organisation de commerçants, Silvio Berlusconi a qualifié les magistrats politisés de cancer de la démocratie. Silvio Berlusconi a alors joint le geste à la parole en mimant des menottes aux poignets et en déclarant : "certains voudraient me voir ainsi..." "Il Cavaliere" a également estimé qu’il ne peut "pas y avoir de dialogue" avec l’opposition de centre-gauche qui, selon lui, ont épousé la cause des juges.

Silvio Berlusconi

Dans un éditorial, le quotidien de gauche "La Repubblica" souligne que Silvio Berlusconi est "obsédé" par les magistrats. Antonio Di Pietro, un ancien juge anti-corruption et actuel leader de l’opposition, a annoncé qu’il envisageait d’appeler à une manifestation, en juillet 2008, contre la politique du gouvernement. "Nous continuerons de nous battre, dans cette chambre et au dehors, et à coups de pétitions, afin d’abroger les lois honteuses et rendre sa dignité à l’Italie", a souligné Antonio Di Pietro, mercredi 25 juin 2008, au Parlement.

Antonio Di Pietro

Parmi les propres alliés de Silvio Berlusconi, on ne cache pas son embarras. Ainsi, Umberto Bossi, ministre des Réformes et proche allié du président du Conseil, lui a conseillé de "faire profil bas". Umberto Bossi a estimé que cette âpre confrontation ne sert pas les intérêts du gouvernement qui doit faire voter des réformes difficiles.

Associated Press

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source