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AP, 21 juillet 2008

Grande-Bretagne : Une commission parlementaire met en cause la torture pratiquée par le gouvernement des Etats-Unis


Démonstration de waterboarding

LONDRES - La Grande-Bretagne ne peut pas se satisfaire des garanties américaines, selon lesquelles aucune torture n’est utilisée contre les suspects en détention, a estimé une commission parlementaire britannique dans un rapport publié dimanche 20 juillet 2008.

Grande-Bretagne


La Commission parlementaire des Affaires étrangères s’est penchée sur la technique du "waterboarding" ou simulacre de noyade. L’admnistration Bush considère le "waterboarding" comme une technique d’interrogatoire poussée, mais légale. Elle consiste a attacher quelqu’un sur une planche inclinée, la tête plus basse que les pieds, et de verser de l’eau sur le visage, pour déclencher chez le prisonnier une peur de la suffocation par noyade et l’amener à parler. Pour la commission parlementaire, il s’agit clairement de torture. "Etant donné les différences claires dans la définition (du waterboarding), le Royaume Uni ne peut plus se fonder sur les garanties américaines, selon lesquelles la torture n’est pas utilisée. Nous recommandons au gouvernement de ne pas se fonder à l’avenir sur de telles garanties", selon le rapport de la commission. Les parlementaires invitent le gouvernement à "procéder immédiatement à une analyse exhaustive des techniques actuelles d’interrogatoires américaines". Le gouvernement n’est cependant pas tenu de mettre en oeuvre les recommandations de la commission. Le ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré les examiner, précisant qu’une réponse serait fournie ultérieurement.

Associated Press

Des soldats américains torturent un prisonnier vietnamien en pratiquant le waterboarding, en 1968

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