retour article original

dimanche 28 mai 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Haïti (4ème partie) : Du 1er avril 2004 au 31 août 2004
Reuters, 21 avril 2004

Les libérateurs d’Haïti se déclarent l’armée haïtienne

par Joseph GUYLER DELVA


Les troupes d’occupation américaines cherchent des armes dans un bidonville de Port-au-Prince, le 20 avril 2004

PORT-AU-PRINCE (Reuters) - Le gouvernement intérimaire haïtien a fait savoir qu’il autoriserait la plupart des anciens soldats qui ont renversé le président Jean-Bertrand Aristide à entrer dans la police, proposition qu’a rejetée un responsable des ex-insurgés en disant que ses hommes étaient l’armée haïtienne.

Haïti et Saint-Domingue


"Nous sommes l’armée haïtienne", a déclaré l’ancien colonel Remissainthe Ravix, qui s’est battu aux côtés des dirigeants insurgés Guy Philippe et Louis Jodel Chamblain lors du soulèvement qui a mis fin à la présidence de Jean-Bertrand Aristide.

Guy Philippe, Remissainthe Ravix et Louis-Jodel Chamblain, pendant l’insurrection haïtienne, en février 2004

"Nous sommes une force constitutionnelle", a-t-il ajouté, entouré d’hommes lourdement armés et en tenue de camouflage. Il a précisé qu’aucun de ses 1681 hommes -des anciens soldats- ne rejoindraient la police.

Haïti possédait 3500 policiers avant le soulèvement, et aucune armée. Nombre d’entre eux ont fui ou été tués pendant l’insurrection.

En présence de gendarmes français, des Haïtiens font la queue pour s’engager dans la police, à Port-au-Prince, le 20 avril 2004

Jean-Bertrand Aristide a démantelé l’armée après un premier putsch contre lui en 1994. Washington a exhorté Haïti à ne pas reconstituer son armée, qui a fomenté de nombreux coups d’Etat tout au long de l’histoire du pays.

Jean-Bertrand Aristide, entre deux assassinats

Selon Bernard Gousse, ministre de la Justice, 20000 agents de sécurité doivent être recrutés dans la police, qui ne compte plus que 2000 membres, dans un pays de huit millions d’habitants.

A l’en croire, la criminalité a augmenté en Haïti faute d’un nombre suffisamment élevé de policiers.

Un Haïtien est arrêté parce qu’il s’opposait à une fouille de son domicile par les troupes d’occupation, dans un bidonville de Port-au-Prince, le 20 avril 2004

Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a déclaré, mardi 20 avril 2004, qu’une force internationale de maintien de la paix de 8000 hommes devrait être dépêchée en Haïti au cours des deux prochaines années.

Mardi 20 avril 2004, un homme a été tué et huit autres ont été blessés dans une bousculade entre des candidats à l’entrée dans les forces de police.

Joseph GUYLER DELVA

Les troupes d’occupation emmènent le Haïtien qu’elles ont arrêté. Il est accusé de s’être armé d’une machette pour s’opposer à la fouille de son domicile. Les voisins disent qu’il n’a plus toute sa tête

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

AUTEURS 

  • Joseph GUYLER DELVA

  • Accueil

    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source