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dimanche 23 avril 2017
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AFP, 21 avril 2004

Iran : le ministre iranien des Affaires étrangères en France


Troupes d’occupation, à Fallujah, le 20 avril 2004

PARIS (AFP) - Le chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi s’est entretenu de l’Irak, mercredi 21 avril 2004, à Paris avec son homologue français Michel Barnier puis avec le président Jacques Chirac, au moment où la détérioration de la situation dans ce pays inquiète Paris et Téhéran.

Michel Barnier


"Chacun doit travailler, y compris les pays voisins de l’Irak, à la mobilisation pour le rétablissement de la sécurité en Irak", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Hervé Ladsous, en commentant cette visite.

M. Kharazi a affirmé que son pays exerçait une influence modératrice en Irak, où les chiites représentent 60 % de la population.

"Nous avons exercé cette influence autant que possible, pour promouvoir la paix et la sécurité, car la sécurité en Irak a une influence directe sur notre sécurité", a-t-il dit aux journalistes à l’issue d’un entretien d’une heure avec M. Chirac . "Pour cette raison nous pensons que le pouvoir doit être transféré aux Irakiens dès que possible", a ajouté le ministre iranien.

Kamal Kharazi, en compagnie de Jacques Chirac et de collaborateurs

Sur ce point, il s’est trouvé en accord avec le président français qui "a une nouvelle fois fait état de sa grande préoccupation devant l’évolution de la situation sur le terrain, ce qui le conduit à estimer qu’il faut tout faire pour que l’échance du 30 juin 2004 marque une vraie rupture", a rapporté la porte-parole de l’Elysée Catherine Colonna.

"Le président de la République a redit qu’une conférence qui réunirait les principales forces politiques irakiennes pourrait être utile à cet effet", a-t-elle ajouté.

Mercredi 21 avril 2004, une nouvelle série d’attentats à la voiture piégée, dans le sud du pays, à Bassorah et Zoubeïr, a fait au moins 68 morts et 98 blessés.

Le lieu d’un des attentats dirigés contre la police irakienne, à Bassora, le 21 avril 2004

M. Chirac, qui doit rencontrer l’envoyé spécial de l’ONU en Irak, Lakhdar Brahimi, samedi 24 avril 2004, à Paris, a dit attendre ses propositions définitives sur un transfert du pouvoir en Irak.

Mardi 20 avril 2004, à Rome, M. Brahimi a jugé qu’il y avait des "probabilités élevées" de parvenir à une nouvelle résolution des Nations Unies sur l’Irak.

Lakhdar Brahimi

M. Kharazi a indiqué qu’il devait rencontrer, mercredi 21 avril 2004 au soir, à Paris, M. Brahimi pour discuter avec lui de différentes propositions sur la manière de transférer le pouvoir aux Irakiens".

Le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à Vienne

D’autre part, sur la question nucléaire qui préoccupe la France et la communauté internationale, le président français a pressé Téhéran de coopérer "de manière constructive" avec les Européens et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

M. Chirac "a fait part du souhait de la France que le dialogue engagé entre les trois pays européens (Allemagne, France, Grande-Bretagne, ndlr) et l’Iran se poursuive de manière constructive", a rapporté Mme Colonna.

Le président français a fait valoir qu’"il faut également poursuivre la mise en oeuvre des engagements pris auprès de l’AIEA", l’agence des Nations Unies chargée de lutter contre la prolifération nucléaire. Il a cité notamment la ratification du protocole additionnel, les inspections et la transparence sur les équipements.

"Il a souligné que la réponse de l’Iran sera déterminante pour l’appréciation qui sera faite par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA de la mi-juin", a-t-elle ajouté.

Les installations nucléaires de Natanz

Selon la porte-parole de l’Elysée, M. Kharazi a déclaré que "l’Iran faisait tout ce qu’il peut pour coopérer avec l’AIEA et qu’il devrait transmettre son rapport à l’AIEA à la mi-mai 2004".

L’Iran avait remis à l’AIEA, en octobre 2003, une déclaration présentée comme complète de ses activités nucléaires. Mais ce pays a ensuite été condamné par l’AIEA pour avoir caché un projet de fabrication de centrifugeuses P2 capables d’enrichir de l’uranium.

Agence France Presse

Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

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