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lundi 24 avril 2017
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Bernard Bertossa élu juge au Tribunal fédéral suisse

Le principal responsable du développement de la corruption à Genève est un adepte du double-langage

par Frank BRUNNER


La Tribune de Genève du 2 octobre 2003 a annoncé l’élection de Bernard Bertossa -l’ancien Procureur Général du canton de Genève- au Tribunal fédéral suisse, où il est censé siéger pendant six ans.

Bernard Bertossa : le spécialiste de la "justice" des petits copains...


Bernard Bertossa présente une caractéristique très commune au sein du milieu politique : le goût du double langage.

A l’occasion d’un interview accordé à la Tribune de Genève, Bernard Bertossa a entretenu son image de "pourfendeur de la corruption internationale", façonnée tout au long de sa carrière à la tête du Parquet genevois.

Dans le même temps où il façonnait cette image, Bernard Bertossa couvrait systématiquement les malversations dans lesquelles des politiciens genevois "de gauche" étaient impliqués. Il lui suffisait de classer les plaintes, en s’opposant ainsi à l’ouverture d’une enquête pénale. Ou encore, Bernard Bertossa rendait carrément une ordonnance de condamnation -pour diffamation, voire même pour calomnie- contre la personne qui dénonçait les magouilles -sans doute dans un but d’intimidation-, là encore sans procéder à la moindre enquête.

Il est certain que la corruption du milieu politique genevois n’aurait jamais pu atteindre une telle ampleur sans la complicité tacite de Bernard Bertossa.

Dans l’affaire de la Banque cantonale de Genève, Bernard Bertossa est resté les bras croisés jusqu’au moment où la banque a été déclarée en faillite virtuelle par la Commission fédérale des banques. Ce n’est qu’alors que la plainte déposée par des petits actionnaires de la banque a pu suivre son cours. Bernard Bertossa avait sans doute estimé que le moment était venu de retourner sa veste...

La conception très personnelle que Bernard Bertossa se fait de la justice apparaît même dans des affaires mineures.

Lorsque le député socialiste Alberto Velasco gifle sa "camarade" de parti Myriam Lonfat -qui voulait témoigner contre lui devant un tribunal-, Bernard Bertossa classe la plainte de Mme Lonfat, en lui reprochant d’avoir "provoqué" la gifle... Lorsque le député Velasco se fait entarter par un citoyen lui reprochant ses malversations, Bernard Bertossa condamne l’entarteur à dix jours de prison et s’oppose à l’ouverture d’une enquête sur les malversations de son petit copain de parti...

Lorsque des militants de l’extrême gauche genevoise agressent des membres de l’Union démocratique du centre (UDC) légitimement réunis, Bernard Bertossa garde la plainte des membres de l’UDC sous le coude. Par contre, il s’empresse de rendre une ordonnance de condamnation contre un membre de l’UDC qui a traité les militants d’extrême gauche de "salopards".

Le fait qu’un magistrat aussi manifestement partial et corrompu siège désormais au Tribunal fédéral suisse n’a rien de flatteur pour la magistrature.

Frank BRUNNER

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