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lundi 27 mars 2017
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AP, 14 octobre 2008

Corruption : Interpol et l’ONU mettent sur pied une école pour enseigner la lutte


Vue du Palais fédéral suisse, à Berne. En Suisse, les politiciens ont légalisé la corruption à leur profit. Le Code pénal suisse ne réprime que la corruption des fonctionnaires. En échange de pots-de-vin appelés "jetons de présence", les élus siègent dans les conseils d’administration de toutes les sociétés disposées à les acheter. Certains élus siègent ainsi dans des dizaines de conseils d’administration. Cela ne les gêne nullement pour se donner des airs de moralistes et vitupérer contre "les abus" des chômeurs, des invalides, des requérants d’asile, etc... Cela les gêne encore moins pour se prétendre "les représentants du peuple"

VIENNE - Interpol et l’ONU ont fondé, lundi 13 octobre 2008, une académie spéciale destinée à former les responsables de la planète à la lutte contre la corruption, dont le poids pour l’économie mondiale est estimé annuellement à mille milliards de dollars.

Sous prétexte de gérer sainement les finances publiques, les ripoux du Conseil d’Etat genevois s’attaquent systématiquement aux plus démunis. Dans le même temps, ils s’offrent des voyages à l’étranger avec l’argent des contribuables


L’Académie Internationale Anti-corruption ouvrira ses portes, à l’automne 2009, à Laxenburg, dans la banlieue de Vienne, afin de former les responsables des gouvernements et polices de par le monde, et principalement des pays en développement, aux techniques destinées à prévenir, détecter et éradiquer les pratiques de corruption. L’idée a été lancée par Ronald K. Noble, le secrétaire général d’Interpol, et elle voit le jour sous l’égide de l’Office des Nations Unies contre le crime et la drogue, dans le cadre de la Convention de l’ONU contre le crime transnational organisé, dont 148 pays sont signataires.

Une affiche contre la corruption au Nigeria

L’objectif est que l’Académie forme un millier de personnes par an, à raison de stages durant entre une et trois semaines, destinés à de hauts responsables gouvernementaux. Ces derniers seront ensuite incités à transmettre leur savoir aux policiers et douaniers de leurs pays respectifs. Pour éviter la corruption, les pays en développement seront également exhortés à verser des salaires corrects à leurs policiers et fonctionnaires, rendant ainsi moins tentants les éventuels pots-de-vin. "Notre objectif est ambitieux, et nous pensons qu’il doit l’être", a ajouté M. Noble. "Le développement et la sécurité sont impossibles sans lutte contre la corruption", a-t-il déclaré.

Associated Press

Ronald K. Noble

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source