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Reuters, 26 novembre 2008

Corruption : L’Union européenne prive la Bulgarie de 220 millions d’euros

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par David BRUNNSTROM, Mark JOHN, Tsvetelia ILIEVA et Clément DOSSIN


Vue de Sofia

La Commission européenne a privé la Bulgarie de 220 millions d’euros de fonds européens, sanctionnant Sofia pour ne pas avoir lutté avec suffisamment d’efficacité contre la corruption. C’est la première fois que la Commission européenne prend une telle décision envers un des pays membres. Bruxelles a exhorté la Bulgarie à agir plus efficacement si elle ne voulait pas s’exposer à la perte de millions d’euros supplémentaires. Le montant de l’aide dont Bruxelles a privé la Bulgarie est faible en regard des 11 milliards de dollars de fonds européens que Sofia devrait percevoir sur la période 2007-2013.

La Bulgarie est, avec le Roumanie, le dernier pays à avoir adhéré à l’Union européenne, le 1er janvier 2007. L’organisme de surveillance Transparency International a classé, en 2008, la Bulgarie au rang de pays le plus corrompu de l’Union européenne.

Bulgarie


Le gouvernement bulgare a déclaré, dans un communiqué, que la décision était une "déconvenue inattendue" étant donné ses efforts pour lutter contre la corruption et accentuer les contrôles. Sofia s’est toutefois engagé à poursuivre ses réformes vers plus de transparence. "Je suis profondément déçue. Je pense que (cette décision) est extrêmement injuste", a déclaré le Premier ministre, Meglena Plugchieva, à la radio nationale. "Je ne pense pas que cela envoie le bon signal", a-t-elle ajouté de Berlin, où elle était en visite officielle.

David BRUNNSTROM, Mark JOHN, Tsvetelia ILIEVA et Clément DOSSIN

Meglena Plugchieva

Commentaire

Le gouvernement bulgare devrait prendre exemple sur le gouvernement suisse, en commençant par légaliser la corruption, puis en félicitant les politiciens corrompus pour leur "engagement au service de l’économie". En Suisse, plus un politicien est corrompu et plus les médias locaux lui lèchent les bottes. C’est à cela qu’on reconnaît l’indépendance de la presse suisse et son sens tellement élevé de l’éthique journalistique.

Frank BRUNNER

Vue du parlement fédéral suisse à Berne

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