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lundi 27 mars 2017
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AFP, 25 avril 2004

Irak : Les principaux événements du dimanche 25 avril 2004


BAGDAD (AFP) - La situation continue de se dégrader en Irak, où des roquettes se sont abattues, dimanche 25 avril 2004, sur la ville de Mossoul, dans le nord, tuant au moins sept Irakiens et en blessant plusieurs autres, au lendemain d’une journée sanglante marquée par des attaques sans précédent contre les installations pétrolières du sud.


Au moins sept Irakiens ont été tués et plusieurs autres blessés quand des roquettes se sont abattues, dimanche 25 avril 2004, sur une station de police, un hôpital, le bâtiment de la télévision et un hôtel de Mossoul.

Des soldats espagnols qui effectuaient une patrouille de routine, ont en outre abattu au moins "deux individus armés" qui leur avaient tendu une embuscade, dimanche 25 avril 2004, à Diwaniyah, dans le sud de l’Irak, a annoncé le ministère espagnol de la Défense.

A Bagdad, un soldat américain a été tué, dimanche 25 avril 2004, par l’explosion d’une bombe artisanale, et des civils irakiens, dont plusieurs enfants, ont été tués lors d’échanges de tirs qui ont suivi.

Un autre soldat américain est mort, dimanche 25 avril 2004, des suites de blessures reçues la veille lors de l’un des attentats suicide contre les terminaux pétroliers dans le sud de l’Irak.

A Kirkouk, un policier a été tué, dimanche 25 avril 2004, et cinq autres personnes dont deux policiers ont été blessées, par une attaque à la roquette antichar visant une patrouille de police.

Par ailleurs, un nouvel accord de cessez-le-feu a été conclu à Falloujah, la ville sunnite assiégée par les forces américaines à 50 kilomètres à l’ouest de Bagdad. Mais les dispositions de cet accord sont critiquées par des leaders sunnites, qui estiment qu’il affaiblit la résistance alors que plane toujours la menace d’une invasion de la ville.

Selon le New York Times, le président George W. Bush et ses conseillers pour la sécurité devaient décider au cours du week-end d’une éventuelle offensive contre Falloujah.

Une délégation de la ville sunnite irakienne de Falloujah, encerclée par l’armée américaine depuis 20 jours, a appelé les Nations Unies à jouer le rôle de médiateur pour résoudre la crise, a déclaré, dimanche 25 avril 2004, un porte-parole du groupe à l’AFP à Amman.

Une source à l’ONU a confirmé que le message des responsables de Falloujah avait été envoyé au secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, mais a refusé d’en dire plus.

Par ailleurs, l’administrateur américain pour l’Irak, Paul Bremer, a affirmé que des armes étaient stockées dans des mosquées, des mausolées et des écoles de Najaf, la ville sainte chiite du centre de l’Irak où est retranché Moqtada Al-Sadr. "Cette situation explosive constitue une menace pour la population", a déclaré M. Bremer.

Les forces américaines ont déclaré à plusieurs reprises vouloir capturer ou tuer Moqtada Al-Sadr, qui a menacé de lancer des opérations suicide si les troupes américaines entraient dans Najaf.

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a appelé, dimanche 25 avril 2004, à un retrait "immédiat" des soldats américains d’Irak. "Une année a passé sans que se réalisent les slogans brandis par les forces d’occupation (qui avaient promis) la sécurité, la stabilité, la justice, la liberté et la démocratie" lorsqu’elles ont envahi l’Irak en mars 2003, a déclaré le président Saleh à Sanaa.

Réunis, dimanche 25 avril 2004, à Amman (Jordanie) des responsables de la coalition et des entrepreneurs américains ont minimisé le problème de l’insécurité en Irak lors d’une conférence sur la reconstruction, à laquelle participaient 300 représentants de 17 pays.

"La sécurité est quelque chose de variable. Nous avons eu des périodes de grande tension comme ces deux dernières semaines", a estimé Susan Hamrock, conseillère pour l’Irak au département américain du Commerce.

Le président bulgare Georgui Parvanov, lors d’une visite surprise au bataillon bulgare dans la ville chiite irakienne de Kerbala, a affirmé, dimanche 25 avril 2004, que les soldats bulgares allaient rester en Irak.

Alors que la sécurité continue de se dégrader, les débats sur l’avenir politique de l’Irak s’intensifient, à l’approche de la date du 30 juin 2004, prévue pour le retour de la souveraineté aux Irakiens et la mise en place d’un gouvernement.

Selon le Washington Post, les Etats-Unis et l’envoyé spécial de l’ONU en Irak, Lakhdar Brahimi, ont décidé d’écarter de ce futur gouvernement la plupart des hommes politiques sur lesquels la coalition s’est appuyée depuis un an. Ce serait en particulier le cas d’Ahmad Chalabi, un chiite qui a eu pendant des années les faveurs du Pentagone.

M. Chalabi, membre du Conseil de gouvernement transitoire, s’en est pris, dimanche 25 avril 2004, à M. Brahimi. "C’est un Algérien. C’est une personnalité controversée. Il n’est pas un rassembleur", a-t-il déclaré à la chaîne de télévision américain Fox News.

La journée de samedi 24 avril 2004 avait été particulièrement meurtrière en Irak, avec 39 Irakiens tués et l’annonce de la mort de neuf soldats américains.

Agence France Presse

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