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AFP, 8 janvier 2009

Proche Orient : Les juifs tirent sur un convoi humanitaire de l’ONU

Suivi d’un commentaire

par Mai YAGHI


Un Palestinien devant les décombres d’une maison bombardée par l’aviation israélienne, à Jabalya, le 1er janvier 2009

La bande de Gaza s’enfonçait, jeudi 8 janvier 2009, dans une situation humanitaire de plus en plus alarmante, après la suspension des opérations de la principale agence d’aide de l’ONU au moment où le bilan des morts de l’offensive israélienne montait en flèche.

La bande de Gaza


L’Unrwa, l’agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens, a décidé de suspendre ses opérations après qu’un de ses convois eut été touché par des obus de l’armée israélienne. Un chauffeur palestinien a été tué dans l’incident, près de terminal d’Erez entre la bande de Gaza et Israël. "L’Unrwa a suspendu ses opérations à Gaza", a affirmé Chris Gunness, le porte-parole de l’agence. "Nous maintiendrons cette suspension tant que les autorités israéliennes ne garantiront pas la sécurité de nos équipes". Déplorant une situation humanitaire "critique", il a affirmé qu’elle empire "d’heure en heure", en dépit de l’interruption quotidienne des combats par l’armée israélienne pendant trois heures, une pause jugée "insuffisante". Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné, dans un communiqué, l’attaque israélienne contre le convoi, qui était clairement marqué par des drapeaux de l’organisation.

Evacuation du cadavre d’un enfant tué dans un bombardement israélien, à Jabalya, le 1er janvier 2009

Un million de personnes vivent sans électricité, 750000 personnes sont sans eau et tous les hôpitaux fonctionnent en continu grâce à des générateurs de secours menacés de s’arrêter en cas de manque d’essence, a détaillé M. Gunness. "Nous disposons de réserves alimentaires pour quelques jours, pas des semaines", a-t-il insisté.

Les funérailles d’une Palestinienne tuée dans un bombardement israélien, à Gaza City, le 2 janvier 2009

Le département d’Etat américain a aussi appelé, jeudi 8 janvier 2009, Israël à prolonger les horaires d’accès de l’aide d’urgence dans la bande de Gaza, dénonçant une situation humanitaire "terrible". "Nous pensons qu’il doit être ouvert plus longtemps", a déclaré un porte-parole, Robert Gibbs, à propos du couloir humanitaire ouvert mercredi 7 janvier 2009. "Nous pensons évidemment que la situation humanitaire est terrible. Nous sommes très préoccupés de ce qui se passe sur le terrain", a-t-il encore ajouté.

Bombardement israélien sur Rafah, le 5 janvier 2009

Alors que la situation humanitaire se dégradait, les attaques israéliennes se sont intensifiées avant et après la pause humanitaire de trois heures. Dans la soirée des combats violents se déroulaient a Gaza-ville. A la faveur de la brève accalmie, les services de secours palestiniens ont récupéré au moins trente-cinq corps de personnes mortes ces derniers jours dans des zones qui étaient inaccessible aux ambulanciers. "Le bilan est monté à 763 après l’évacuation de nombreux corps dans des zones auxquelles nous ne pouvions pas accéder, notamment à Jabaliya et Atatra et Zeitoun, un quartier de Gaza-ville", a affirmé le chef des services de secours, le Dr Mouawiya Hassanein. Plus de vingt personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées, jeudi 8 janvier 2009, dans des nouvelles attaques, notamment dans les secteurs de Beit Lahya et Jabaliya où des violents combats ont opposé combattants palestiniens aux troupes israéliennes. Un officier israélien a aussi été tué et un soldat blessé, selon l’armée israélienne, portant à huit le nombre de militaires israéliens tués depuis le début de l’offensive, le 27 décembre 2008.

Un pompier palestinien nettoie une flaque de sang, à Gaza City, le 7 janvier 2009

Pour la deuxième semaine consécutive, le Hamas a appelé les Palestiniens à marquer, vendredi 9 janvier 2009, "une Journée de la colère" par des manifestations à Jérusalem-est et en Cisjordanie occupée. Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a affirmé que l’offensive israélienne constituait une nouvelle Nakba, la "catastrophe" que fut pour les Palestiniens la création d’Israël, en 1948, sur trois quarts de la Palestine historique.

Les décombres d’une mosquée bombardée par les Israéliens, à Gaza City, le 8 janvier 2009

A New York, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont proposé aux pays arabes un projet de résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza en vue de le soumettre au Conseil de sécurité, ont indiqué des diplomates.

Mai YAGHI

Bombardement israélien sur Rafah, le 8 janvier 2009

Commentaire

Il est évident que l’agression israélienne contre la bande de Gaza n’avait pas pour véritable but de mettre un terme aux tirs de roquettes palestiniennes. Il ne s’agit là qu’un d’un prétexte « politiquement correct » pour camoufler une opération terroriste à grande échelle visant l’ensemble de la population palestinienne. On rappellera que les premiers bombardements israéliens ne visaient pas des lanceurs de roquettes palestiniens, mais des policiers du Hamas n’ayant rien à voir avec les tirs de roquettes. Par la suite, les bombardements israéliens ont pris pour cible la population palestinienne dans son ensemble, la présence, ici ou là, d’un membre du Hamas servant de prétexte pour « justifier » un carnage délibéré.

Des policiers du Hamas tué dans un bombardement israélien, à Gaza City, le 27 décembre 2008

Il s‘agit là de méthodes habituelles à l’armée israélienne, les juifs se donnant bonne conscience en qualifiant tous les Palestiniens sans distinction de « terroristes ». Pendant la guerre du Liban, l’aviation israélienne avait délibérément bombardé des quartiers entiers de Beyrouth, attaqué les civils fuyant sur les routes, attaqué des ambulances, et délibérément bombardé un poste d’observation de l’ONU.

Bombardement israélien sur Rafah, le 8 janvier 2009

Non seulement l’armée israélienne, du haut en bas de la hiérarchie, apparaît comme un ramassis de crapules spécialisées dans les crimes de guerre, mais les juifs du monde entier, totalement complices de ces crimes, suscitent un dégoût grandissant et parfaitement justifié. Dans chacun de nos pays, ces individus immondes, dénués de sens moral, prêts à « justifier » n’importe quelle atrocité pour peu qu’elle soit perpétrée par un autre juif, n’ont pas cessé de se donner des airs de références morales et d’imposer un terrorisme intellectuel visant à censurer toute critique d’un régime israélien en tous points digne de l’Allemagne nazie. Encore actuellement, les dirigeants politiques européens, faisant assaut de lâcheté morale, affectent de ne pas voir l’abjecte nature du régime raciste israélien.

Des soldats israéliens dans la bande de Gaza, le 8 janvier 2009

L’une des conséquences de l’agression israélienne contre la bande de Gaza et du soutien fanatique dont elle a bénéficié de la part des juifs du monde entier se mesurera dans le changement d’attitude des peuples européens à l’égard des juifs vivant parmi eux. Désormais, il est devenu entièrement légitime de détester les juifs. On va détester les juifs comme on a détesté les nazis. A juste titre. Parce qu’ils sont ignobles. Ils n’ont plus aucune espèce de complaisance à espérer. Les juifs sont la honte de l’humanité.

Frank BRUNNER

Des soldats israéliens dans la bande de Gaza, le 8 janvier 2009

Bombardement israélien sur la bande de Gaza, le 8 janvier 2009

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