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AFP, 2 mars 2009

Guinée Bissau : Le chef d’état-major des forces armées a été tué dans un attentat


Un stand de vote à Bissau, le 16 novembre 2008

Le chef d’état-major des forces armées bissau-guinéennes, le général Tagmé Na Waié, a été tué, dimanche 1er mars 2009 au soir, dans un attentat qui a partiellement détruit le quartier général de l’armée, à Bissau, a indiqué à l’AFP son chef de cabinet, le lieutenant-colonel Bwam Nhamtchio. Cet attentat meurtrier fait suite à d’autres violences ces quatre derniers mois, dans un contexte de profondes divergences entre l’armée, la présidence et le ministère de l’Administration interne.

Guinée Bissau


Coups d’Etat, tentatives de coups de force et mutineries ont ponctué l’histoire de la Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise, depuis son indépendance, en 1974. Le 23 novembre 2008, un groupe de militaires a attaqué, de nuit, la résidence du chef de l’Etat, Joao Bernardo Vieira, à Bissau, faisant deux morts au sein de la garde. Puis, début janvier 2009, le général Tagmé Na Waie a affirmé avoir échappé à une tentative d’assassinat. Selon lui, des soldats en faction à la présidence ont ouvert le feu au passage de sa voiture, devant le palais présidentiel. Le chef d’état-major a exigé que tous les soldats affectés à la présidence, formant, selon lui, une "milice", soient relevés de leur poste. Trois soldats ont ensuite été arrêtés, appartenant à un groupe nommé "aguentas", formé à Conakry pendant la guerre civile de 1998-1999 en Guinée-Bissau pour soutenir le président, Joao Bernardo Vieira, qui faisait alors face à un soulèvement d’une partie de son armée.

Une électrice quitte un isoloir umprovisé, à Bissau, le 16 novembre 2008

"Le général était dans son bureau quand la bombe a éclaté. Il a été grièvement atteint et n’a pas survécu à ses blessures. C’est une perte pour nous tous", a déclaré, en pleurs, le lieutenant-colonel Bwam Nhamtchio, joint au téléphone par l’AFP. L’attentat a fait cinq autre blessés, dont deux graves, selon lui. Une source militaire avait auparavant indiqué à l’AFP que l’explosion d’une bombe de forte puissance, vers 20h00, avait provoqué l’effondrement d’une bonne partie de l’édifice principal abritant le bureau du général Tagmé Na Waié.

Agence France Presse

Tagmé Na Waié

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