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mardi 28 février 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (4ème partie) : Du 16 avril 2004 au 30 avril 2004
AP, 28 avril 2004

Le massacre de Fallujah se poursuit avec la complicité des prétendues "démocraties"

Suivi d’un commentaire


FALLOUJAH (AP) - Une série d’explosions a secoué, mercredi 28 avril 2004 après-midi, Falloujah, où de nouveaux combats opposaient les forces américaines aux résistants, au lendemain du pilonnage par des avions américains d’un quartier de la ville tenu par des résistants sunnites.

Parallèlement, les 248 derniers soldats espagnols encore en Irak ont quitté le pays.


A Washington, le président américain George W. Bush a affirmé que la situation redevenait "normale" dans la majeure partie de Falloujah. Les affrontements et l’instabilité dans le pays ne retarderont pas le transfert du pouvoir prévu le 30 juin 2004, a-t-il souligné.

"Il y a des poches de résistance et notre armée, avec les Irakiens, s’assureront que la zone est sécurisée", a-t-il affirmé depuis le Bureau Ovale de la Maison Blanche, après une rencontre avec le Premier ministre suédois Göran Persson.

Dans le sud-ouest de Falloujah, survolée par l’aviation américaine, des tirs d’armes automatiques et d’artillerie ont été entendus pendant plus d’une heure mercredi 28 avril 2004. Trois fortes explosions ont ensuite retenti. Deux nuages de fumée s’élevaient au-dessus des zones visées.

Malgré trois jours de combats, des responsables américains ont affirmé qu’ils poursuivaient les négociations pour résoudre la crise à Falloujah plutôt que de lancer une offensive générale. La police irakienne a pris position dans certaines parties de la ville, préparant le terrain pour les Marines qui tentent de prendre le contrôle de la ville assiégée.

Mercredi 28 avril 2004, on pouvait voir au moins huit maisons détruites dans le quartier de Golan. Les hôpitaux irakiens ont fait état de deux blessés. Mais les insurgés n’évacuent pas souvent leurs blessés vers les hôpitaux, redoutant qu’ils ne tombent aux mains des forces américaines.

Ces dernières ont essuyé une nouvelle perte mardi 27 avril 2004, un GI ayant trouvé la mort dans une embuscade près de la ville de Tel Afar, située à 400 km au nord-est de Bagdad. Selon le général américain Mark Kimmitt, une bombe a explosé au passage d’une patrouille de la coalition. Une force de réaction rapide qui s’est rendue sur les lieux a alors été visée par des tirs qui ont fait un mort côté américain.

Des violences ont également été signalées dans le sud de l’Irak. Des hommes armés ont attaqué, mercredi 28 avril 2004, un convoi ukrainien près de la ville de Kout, tuant un soldat ukrainien et en blessant deux autres. Le général Kimmitt a précisé qu’un autre soldat de la coalition était mort un peu plus tard de ses blessures dans cette attaque.

Saddam Hussein, prisonnier des Américains depuis décembre 2003, a quant à lui passé son 67e anniversaire en détention dans un lieu tenu secret. A Takrit, sa ville natale, on notait peu de signes de célébrations de cet événement -ce qui était habituel quand il était au pouvoir- et les écoles et universités étaient fermées, sur ordre des forces américains.

Par ailleurs, les 248 derniers soldats espagnols encore en Irak ont quitté le pays, mercredi 28 avril 2004, et rentrent en Espagne via le Koweït, a confirmé le ministère espagnol de la Défense.

Ces soldats appartenaient à la Brigade Plus-Ultra, le contingent espagnol basé dans les villes de Nadjaf et Diwaniya, dans le centre-sud de l’Irak. Cette brigade comprenait également des soldats venus du Salvador, de la République dominicaine, du Honduras et du Nicaragua.

A Londres, le Premier ministre britannique Tony Blair a défendu, mercredi 28 avril 2004, l’assaut lancé par les Américains à Falloujah, repoussant les critiques d’un parlementaire britannique qui affirmait que cette attaque allait se traduire par "la tuerie ou la mutilation de centaines de femmes et d’enfants".

"A Falloujah, il y a un grand nombre d’anciens éléments du régime très bien armés, et probablement aussi des terroristes venus de l’extérieur (...) et il est bien que les forces américaines essayent de s’assurer que l’ordre est rétabli dans cette ville", a-t-il déclaré.

Associated Press

Commentaire

La guerre coloniale en Irak déshonore non seulement les pays qui y participent, mais également les prétendues "démocraties" qui se contentent d’assister passivement à ces événements.

Au nom de quoi veut-on condamner le terrorisme, alors qu’on l’admet dès lors qu’il est pratiqué par les Etats-Unis, Israël ou leurs alliés ?

Le fait est que le terrorisme est désormais devenu la riposte légitime des opprimés face à des puissances totalitaires qui ne respectent aucun principe moral.

Si les attentats du 11 septembre 2001 avaient lieu aujourd’hui, on ne pourrait que les approuver, car on ne voit vraiment pas au nom de quoi on les condamnerait encore.

Frank BRUNNER

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