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vendredi 26 mai 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (4ème partie) : Du 16 avril 2004 au 30 avril 2004
AFP, 30 avril 2004

Guerre coloniale en Irak : Les tortionnaires de la prison d’Abou Ghraib agissaient sur ordres de leurs supérieurs hiérarchiques


Le mur d’enceinte de la prison d’Abou Ghraib

Les humiliations et sévices infligés à des prisonniers irakiens par des militaires américains avaient été racontés à sa famille par un sergent mis en cause, avant que l’affaire ne provoque un scandale mondial.

L’entrée de la prison d’Abou Ghraib


Le quotidien Baltimore Sun de vendredi 30 avril 2004 cite le journal intime que le sergent Ivan Frederick, surnommé Chip, avait adressé à son père, lui-même un ancien combattant de la Deuxième guerre mondiale.

Selon lui, "les prisonniers étaient forcés de vivre dans des cachots froids et humides", et parfois ils étaient obligés de dormir dans des tentes détrempées de pluie.

L’un des criminels de guerre américains de la prison d’Abou Ghraib

"Les services de renseignement militaires nous ont donné la consigne de mettre des prisonniers à l’isolement, nus ou à peu près. Pas de toilettes ni d’eau courante, pas d’aération ni de fenêtre, pendant au moins trois jours", racontait, en janvier 2004, ce sergent, déjà formellement inculpé avant de sans doute passer en cour martiale.

Il raconte qu’une autre fois "un prisonnier visiblement malade mental a reçu des tirs d’armes non mortelles parce qu’il restait à chanter près de la clôture, alors qu’on n’avait pas besoin d’un tel usage de la force".

Un Irakien victime des criminels de guerre américains, à la prison d’Abou Ghraib

Des criminels de guerre américains prennent la pose avec leurs victimes irakiennes, à la prison d’Abou Ghraib

Des Irakiens victimes des criminels de guerre américains, à la prison d’Abou Ghraib

Une criminelle de guerre américaine prend la pose avec ses victimes irakiennes, à la prison d’Abou Ghraib

Dans le civil, Chip Frederick est gardien de prison en Virginie (est). Interrogé, mercredi 28 avril 2004 au soir, par la chaîne de télévision CBS, qui a été la première à diffuser des photos de ces sévices, il a annoncé qu’il avait l’intention de plaider non coupable. "J’ai été formé pour m’occuper de criminels condamnés aux Etats-Unis", racontait-il dans son journal intime, mais "on ne m’a jamais formé pour m’occuper de prisonniers de guerre, (...) ici les prisonniers sont d’une culture complètement différente".

L’intérieur d’un bâtiment cellulaire, à la prison d’Abou Ghraib

Kerry Shoemaker-Davis, l’épouse d’un militaire de la même unité qui n’a pas été mis en cause, a raconté pour sa part que "ça faisait pas mal de temps que des rumeurs couraient, mais on ne voulait pas y croire".

Lynndie England, une jeune soldate s’étant engagée dans une unité de réserviste pour financer ses études, avait ainsi laissé prévoir des difficultés à sa mère. "Je veux juste que tu saches qu’il y aura peut-être des problèmes", lui avait-elle dit au téléphone en janvier, avant que sa photo ne s’étale dans les journaux.

Agence France Presse

Le secteur des exécution à la prison d’Abou Ghraib

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