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mardi 22 août 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Haïti (4ème partie) : Du 1er avril 2004 au 31 août 2004
AFP, 30 avril 2004

Haïti : L’ONU crée une force de paix et attend des contributions

Suivi d’un commentaire


La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le 30 avril 2004

NEW YORK (Nations Unies) (AFP) - Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité, vendredi 30 avril, une résolution prévoyant la création d’une force de paix pour Haïti, comprenant 6700 militaires et 1622 policiers civils, pour une période initiale de six mois débutant le 1er juin 2004.

Des camions du Programme alimentaire mondial sont débarqués à Port-au-Prince, le 27 avril 2004


"Nous pensons que ceci (la résolution) constituera une étape importante pour obtenir la participation de troupes", a dit le diplomate Stewart Holliday, l’un des représentants américains aux Nations Unies.

La force de l’ONU remplacera en Haïti les troupes étrangères déployées au sein d’une coalition ad hoc depuis début mars dans ce pays le plus pauvre du continent américain, à la suite de la démission du président Jean Bertrand Aristide.

Un vendeur de poulets, à Port-au-Prince, le 27 avril 2004

La sécurité aujourd’hui en Haïti est assurée, outre par des policiers haïtiens, par 3300 militaires étrangers : 1900 soldats américains, 730 français, 330 chiliens et 360 canadiens.

Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan avait réclamé un mandat de deux ans pour la force de paix mais le Conseil de sécurité, qui craint une explosion des dépenses de l’ONU dans des opérations de maintien de la paix, n’a prévu que six mois "avec l’intention de les renouveler".

Des vendeuses de légumes, à Port-au-Prince, le 27 avril 2004

Kofi Annan avait appelé à plusieurs reprises la communauté internationale à assurer un engagement à long terme en Haïti pour garantir le redressement du pays, pour éviter les erreurs du passé.

Washington avait envoyé 20000 militaires en Haïti en 1994, après un coup d’Etat militaire. Les Etats-Unis avaient alors remis au pouvoir le président Jean-Bertrand Aristide.

La boue envahit le marché de Port-au-Prince, le 27 avril 2004

Pour former la nouvelle force, l’ONU compte sur des contributions volontaires de ses membres. Il est acquis que la future force comprendra notamment des troupes brésiliennes, françaises et chiliennes. Plusieurs pays des Caraïbes, qui avaient refusé de participer à la première force ad’hoc, pourraient contribuer au maitien de la paix organisé par l’ONU.

"Un certain nombre de pays ont fait part de leur intérêt pour soutenir la mission", a déclaré un responsable de l’ONU sous couvert d’anonymat. "C’est encore un long chemin à parcourir, nous en saurons plus la semaine prochaine", a-t-il ajouté.

La résolution, adoptée par les 15 membres du Conseil de sécurité, donne pour mission à la force d’aider le gouvernement provisoire haïtien à restructurer la police, à désarmer les ex-insurgés et à organiser et superviser des élections générales attendues l’année prochaine.

Une Haïtienne dans sa masure inondée de boue, à Lacud du Leogane, le 24 avril 2004

Le texte autorise aussi la nouvelle force à protéger les civils "sous la menace imminente de violences physiques" et lui demande d’aider le gouvernement à enquêter dans les violations des droits de l’homme.

Haïti est dépourvu d’armée depuis 1995 et dispose d’une police désorganisée de quelque 5000 hommes. Le nouveau gouvernement du Premier ministre Gérard Latortue ne prévoit pas d’en créer une nouvelle.

Boucherie au marché de Petit Goave, le 24 avril 2004

Le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell, avait estimé, début avril 2004, qu’Haïti n’avait pas besoin d’une armée mais de réorganiser ses forces de police afin qu’elles soient capables d’assurer la sécurité du pays.

Jean Bertrand Aristide a quitté le pouvoir le 29 février 2004, à la suite d’une insurrection qui avait balayé une très faible résistance de la police locale.

Agence France Presse

Des enfants sont vaccinés contre la polio, à Thomazeau, le 30 avril 2004

Commentaire

On ne saurait trop recommander aux libérateurs d’Haïti de conserver leurs armes en lieu sûr.

En effet, la véritable mission de la prétendue "Force de paix" de l’ONU est de s’assurer que les miséreux demeurent dans leurs bidonvilles.

L’ONU n’a pas la moindre intention de mettre un terme à l’injustice sociale dont souffre le peuple haïtien.

Frank BRUNNER

Un groupe d’enfants haïtiens, dans un champ inondé de boue, à Lacud du Leogane, le 24 avril 2004

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