retour article original

mardi 22 août 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (5ème partie) : Du 1er mai 2004 au 15 mai 2004
AFP, 2 mai 2004

Irak : Le général Janis Karpinski incrimine les services de renseignement et confirme l’existence d’autres centres de torture que la prison d’Abou Ghraib


WASHINGTON (AFP) - L’officier en charge du système pénitentiaire militaire américain en Irak, fustigé après la diffusion de photos montrant des détenus humiliés, a affirmé que le quartier de haute sécurité était sous le contrôle du renseignement militaire, rapporte, samedi 1er mai 2004, le New York Times.


Le général de réserve Janis Karpinski a déclaré au journal, dans une interview par téléphone, que le quartier de haute sécurité de l’immense prison d’Abou Ghraib, à l’ouest de Bagdad, était sous le contrôle direct d’officiers du renseignement militaire, qui pourraient avoir encouragé ces violations des droits des détenus, et non pas des réservistes sous ses ordres.

Auparavant, le magazine New Yorker rapportait que les sévices infligés aux détenus pourraient avoir été ordonnés par les services de renseignements militaires.

Le général Karpinski, qui a été a été suspendue de son commandement de la 800e brigade de la police militaire et fait l’objet d’une enquête, tandis que six autres officiers sont visés par une procédure administrative, a indiqué penser que la hiérarchie militaire tentait de faire porter toute la responsabilité aux réservistes, dont elle, pour protéger les officiers du renseignement encore en Irak.

"Nous sommes jetables", a-t-elle déclaré au journal. "Pourquoi voudraient-ils que les gens du service actif supportent les réprimandes ? Ils veulent faire porter ça à la police militaire en espérant que cela s’en ira. Eh bien, cela ne va pas s’en aller", a-t-elle affirmé.

Elle a précisé que le quartier de haute sécurité, baptisé 1A, comprenait une vingtaine de bâtiments de cellules au sein du complexe pénitentiaire d’Abou Ghrarb et que son accès était interdit aux soldats non impliqués dans les interrogatoires, dont pratiquement toute la police militaire sous son commandement, selon le journal.

Le général Karpinski a souligné qu’elle ne défendait pas les actes de ses subordonnés qui avaient pris part aux brutalités, mais s’est déclarée alarmée par le peu d’attention accordé à l’unité du renseignement militaire contrôlant le quartier 1A, où ses soldats faisaient office de simple geôliers entre les interrogatoires.

Les officiers du renseignement entraient et sortaient de ce quartier "24 heures par jour", souvent pour escorter les détenus vers un centre d’interrogatoire à l’extérieur de la prison et les ramener, a-t-elle dit au quotidien.

Elle a ajouté que des employés de la CIA pariticipaient souvent aux interrogatoires à Abou Ghraib.

Agence France Presse

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source