retour article original

vendredi 23 juin 2017
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Afrique Guinée
Le Monde, 5 octobre 2009

Guinée : L’horreur des femmes tuées, violées, battues, humiliées


Un blessé dans un hôpital de Conakry, le 30 septembre 2009

Reportage de RFI, une semaine après le massacre perpétré au stade de Conakry le 28 septembre 2009. Les Guinéens restent horrifiés et sans réponse par rapport à la violence qui s’est déchaînée. Les bérets rouges, non seulement ont tué de très nombreux militants venus assister au meeting de l’opposition, mais ils ont aussi commis des viols dont le nombre et la brutalité était jusqu’ici inconnus dans ce pays.

Guinée


Le visage encore tuméfié, une semaine après le massacre de manifestants à Conakry, une Guinéenne soulève son boubou et dévoile ses bras et fesses meurtris : “J’ai 57 ans et ils m’ont mise à nue ! J’ai vu les soldats mettre les fusils dans le sexe des femmes quand ils me frappaient.” Un récit rapporté par Laurence Boutreux, de l’AFP. Une femme témoigne pour RFI : “Un soldat est venu me prendre et me mettre sur le sol. Ce soldat avait un couteau. Il a déchiré tout mes habits, il m’a mise à nu et après il m’a frappée”. Une autre femme, d’abord frappée par un militaire : “Un deuxième militaire m’a prise, m’a déshabillée, violée et a frappé tout mon corps. Je ne peux pas l’expliquer. Ce que je sais, c’est qu’on m’a violée et qu’on m’a frappée, frappée, frappée.” Toujours pour RFI, un jeune homme : “Je courrais pour m’enfuir et je me suis retrouvé devant une salle de basket. Là, j’ai ouvert la porte et j’ai vu cinq filles qu’ils violaient.” Un autre témoin : “Il y avait trois militaires qui ont attrapé une femme qui pleurait. Ils ont rentré un fusil dans le sexe de l’une d’entre elles et ils ont tiré.” “Des images qui circulent sur le Net montrent des Guinéennes déshabillées et humiliées en pleine rue, lors de la répression de la manifestation organisée, lundi 28 septembre, par l’opposition, au stade de Conakry” rapporte le site Les Observateurs lié à France 24. Plusieurs photos de femmes mises nues et humiliées par des militaires ont été postées sur le forum “Guinée News”, le 30 septembre 2009, et envoyées aux Observateurs. Le site ne publie que l’un de ces clichés, après avoir flouté le visage de la victime. Les témoignages recoupent ceux recueillis par RFI. “J’ai vu deux gendarmes essayer d’intervenir pour que les soldats laissent partir les femmes. Mais l’un d’eux a crié : "Pourquoi n’est-elle pas à la maison ? Pourquoi n’est-elle pas au foyer ? C’est pas ma sœur. C’est pas ma cousine. J’en fais ce que je veux !”

Un blessé dans un hôpital de Conakry, le 30 septembre 2009

Le haut commissaire des Nations Unies en charge des Droits de l’Homme, Navi Pillay, a réclamé une enquête sur les exactions commises par l’armée. Elle exige également que “les auteurs d’exécutions sommaires, de viols et d’autres violations des droits de l’Homme soient traduits en justice”. Le président de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH), Thierno Maadjou Sow, dispose déjà des témoignages “d’une trentaine de femmes violées” par les militaires. “Nous sommes en train de constituer une association de femmes violées, afin que les victimes puissent porter plainte”, annonce ce Guinéen de âgé de 77 ans, ancien vice-président de la Fédération international des droits de l’Homme.

Un policier contemple un cadavre, dans un hôpital de Conakry, le 1er octobre 2009

Guinée : L’horreur des femmes tuées, violées, battues, humiliées

18 novembre 2009, par mamadou daian balde   [retour au début des forums]
balde

slt moi se balde mamadou dian de labe je suit eleves enclasse 3eme en cote divoire jais 19 ans a la mort de lansana cante ont croiyé que la guin ée aller chenge a san naraive M.moussa dadis camara les guinénne pansse que la guinée allér demare mais a not surprise on ne a faire avec un droqué qui veux detruire la nguinée

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source