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mercredi 21 juin 2017
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AFP, 6 octobre 2009

Corruption : Un ancien président du Costa Rica est condamné à cinq ans de prison


Viue de San Jose

L’ex-président du Costa Rica, Rafael Angel Calderon Fournier, a été condamné, lundi 5 octobre 2009, à cinq ans de prison pour corruption, une première pour un ancien chef de l’Etat dans ce pays d’Amérique centrale.

Costa Rica


M. Calderon, au pouvoir de 1990 à 1994, est accusé d’avoir reçu des commissions illégales lors de l’achat, en 2002, de près de 40 millions de dollars de matériel médical à une compagnie finlandaise au nom de la Sécurité sociale du Costa Rica, qui gère les hôpitaux publics. L’ancien président, qui a toujours nié les faits, a annoncé qu’il allait faire appel de cette décision devant la Cour suprême, mais a mis entre parenthèse sa carrière politique. "Je ne peux pas maintenir ma candidature" à l’élection présidentielle de février 2010, a déclaré le dirigeant du Parti uni social-chrétien, âgé de 60 ans, qui reste en liberté en attendant l’examen de son appel. Six des sept autres coaccusés ont également été condamnés à des peines de prison. Le septième a été relaxé. Le montant des commission illégales, réparties entre les intéressés, s’éléverait à 8 millions de dollars, selon le parquet, qui avait requis vingt-quatre ans de prison contre l’ancien président. M. Calderon et les autres condamnés devront également verser des indemnités de 639000 dollars pour réparer le "préjudice social" et payer d’autres amendes, a précisé l’un des trois juges du tribunal, Franz Paniagua, au terme d’un procès de 11 mois. M. Calderon, fils de l’ancien président Rafael Angel Calderon Guardia (1940-1944), avait déjà purgé cinq mois de prison lorsque le scandale a éclaté, en 2004.

Rafael Angel Calderon

Un autre ex-chef de l’Etat du Costa Rica, Miguel Angel Rodriguez (1998-2002), est actuellement poursuivi pour "enrichissement illicite". Il est accusé d’avoir perçu près de 15 millions de dollars, avec de hauts fonctionnaires de son administration, pour autoriser l’entreprise française de télécommunications Alcatel à signer un contrat avec la compagnie publique locale. Cette affaire l’avait obligé à quitter le secrétariat de l’Organisation des Etats américains (OEA), en octobre 2004.

Agence France Presse

Miguel Angel Rodriguez Echeverria

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