Israël a rejeté, vendredi 6 novembre 2009, la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, adoptée la veille, donnant trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes "crédibles" sur des crimes de guerre qui auraient été commis lors du conflit de Gaza, l’hiver 2008-2009.
Dans son rapport le juge sud-africain Richard Goldstone a accusé Israël et les Palestiniens de "crimes de guerre" et de "possibles crimes contre l’humanité", lors de l’offensive militaire israélienne à Gaza en décembre 2008-janvier 2009. La résolution de l’Assemblée générale "approuve" le rapport de la commission Goldstone et demande à Israël et aux Palestiniens d’ouvrir dans les trois mois des enquêtes "indépendantes, crédibles et conformes aux critères internationaux" sur les "graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’Homme dont fait état le rapport". Elle prévoit que l’Assemblée fasse le point dans trois mois sur l’application de la résolution, avec la possibilité de "saisir d’autres organes pertinents de l’ONU, dont le Conseil de sécurité". Les résolutions de l’Assemblée générale n’ont pas le caractère contraignant de celles du Conseil de sécurité mais elles ont un poids moral, car elle représentent les vues de la majorité des Etats du monde. La résolution, déposée par les pays arabes et non alignés, a recueilli 114 voix contre 18, avec 44 abstentions. Les Etats-Unis ont voté contre, la Russie s’est abstenue, la Chine a voté pour. L’Union européenne a voté en ordre dispersé, produisant 5 "oui", 7 "non" et 15 abstentions (dont la France et la Grande-Bretagne). Les Européens objectaient à ce que la résolution "approuve" le rapport Goldstone, qu’ils estiment déséquilibré en défaveur d’Israël.
Israël, dont l’offensive contre Gaza répondait à des tirs de roquettes sur son territoire par des groupes armés palestiniens, a jugé le rapport Goldstone "inique, saugrenu et unilatéral". "Israël rejette la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU, qui est totalement coupée des réalités auxquelles Israël fait face sur le terrain", a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. En dépit de la très large majorité qui a appuyé la résolution, Israël estime avoir l’appui de la "majorité morale". Le ministère des Affaires étrangères se félicite du "grand nombre d’Etats qui ont voté contre ou se sont abstenus", ce qui prouve à ses yeux "que la résolution ne dispose pas du soutien de la majorité morale". "Israël, comme n’importe quelle autre nation démocratique, a le droit à l’autodéfense et, comme en témoignent les événements des derniers jours, va continuer à protéger la vie de ses citoyens face à la menace du terrorisme international", poursuit le communiqué. Le communiqué fait allusion à la saisie, mercredi 4 novembre 2009, par la marine israélienne, de "centaines de tonnes d’armes" provenant, selon Israël, d’Iran et destinées au mouvement chiite libanais Hezbollah, à bord d’un cargo allemand arraisonné en Méditerranée orientale.
Agence France Presse
Commentaire
Le régime raciste juif n’a jamais eu la moindre intention d’enquêter sur les crimes de guerre perpétrés au cours de l’agression contre la bande de Gaza, pour la bonne raison que ces crimes ont été planifiés par l’état-major et approuvés par le gouvernement israélien.
Dès le départ, le gouvernement israélien et le lobby juif international se sont employés à calomnier ceux qui dénonçaient les crimes de guerre. Ainsi, Human Rights Watch a été calomnieusement accusée d’être stipendiée par l’Arabie saoudite, alors qu’elle n’en a pas reçu un dollar. A Genève, l’organisation juive CICAD a engagé des procédures judiciaires dans le but d’obtenir la censure d’articles et la fermeture pure et simple du site Interet-general.info. Le sous-signé a été emprisonné pendant une semaine sur la base des accusations calomnieuses de ces crapules juives. Richard Goldstone a été calomnieusement accusé d’antisémitisme, alors qu’il est juif. Une campagne de désinformation a été orchestrée à travers les médias du monde entier pour dénigrer le rapport Goldstone. Ceux qui ont relayé cette campagne de désinformation n’ont manifestement pas lu le rapport et se contentaient de ânonner les mensonges propagés par les juifs.
Ce qu’on retiendra, de cette affaire, c’est qu’à quelques rarissimes exceptions près, les juifs du monde entier ont adopté une attitude de complicité à l’égard des criminels de guerre israéliens, ce qui met en évidence leur absence de scrupules et du plus élémentaire sens moral. Ils nous ont ainsi démontré, une fois de plus, l’abjection de la mentalité juive.
Frank BRUNNER