retour article original

vendredi 23 juin 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (5ème partie) : Du 1er mai 2004 au 15 mai 2004
AFP, 5 mai 2004

Irak : Les négociations avec Moqtada Al-Sadr confiées au chef des renseignements irakiens


BAGDAD (AFP) - Les négociations avec le chef radical chiite Moqtada Al-Sadr ont été confiées au nouveau chef des renseignements irakiens, le général Mohammad al-Chehouani, a indiqué, mercredi 5 mai 2004, à l’AFP, un responsable irakien, Sami Askari.


"Les négociations sont menées actuellement par le directeur des renseignements, le général Chehouani, avec la bénédiction de l’Autorité provisoire de la coalition (CPA)", a déclaré M. Askari, suppléant de Mohammad Bahr al-Ouloum au Conseil de gouvernement transitoire.

Selon lui, M. Sadr, retranché à Najaf, où ses résistants de l’Armée du Mehdi s’affrontent régulièrement aux soldats de la coalition, a accepté de rencontrer le général Chehouani.

"C’est un développement positif", a ajouté M. Askari, en faisant remarquer que les pourparler précédents, menés par des représentants de partis chiites, se déroulaient avec des collaborateurs de Moqtada Al-Sadr.

Le responsable irakien a par ailleurs indiqué que quelque 150 personnalités chiites avaient signé un communiqué demandant "le départ des hommes armés de la ville sainte de Najaf, de ne pas y stocker des armes, de laisser la police irakienne y assurer l’ordre et de ne pas laisser les forces de la coalition y entrer".

Les signataires sont des notables de Najaf, des intellectuels et des chefs tribaux du centre de l’Irak, a-t-il dit, précisant que les membres chiites de l’exécutif et du gouvernement ont assisté à leur réunion, mardi 4 mai 2004, à Bagdad.

Il a expliqué les signataires exprimaient l’"état de ressentiment qui prévaut à Najaf" en raison de la tension provoquée par le déploiement de résistants de Moqtada Al-Sadr dans la ville.

Cette position ne signifie pas que les signataires sont pour une intervention des forces de la coalition dans la ville sainte, a précisé M. Askari. "La solution politique est le meilleur moyen de sortir de la crise et il faut y associer Moqtada Al-Sadr", a-t-il estimé.

Il a confirmé l’existence d’un groupe armé à Najaf, se faisant appeler l’Armée Zulfekkar qui a revendiqué l’assassinat de sept miliciens de Moqtada Al-Sadr, tout en restant prudent sur ceux qui la forment.

Un porte-parole du chef radical avait indiqué auparavant que les miliciens de ce dernier cesseront leurs attaques contre les forces américaines si celles-ci se retirent de la base de la coalition qu’elles occupent aux abords de la ville sainte, à 160 km au sud de Bagdad.

"Nous observerons un cessez-le-feu s’ils (les soldats américains) se retirent de leur base, à l’hôpital universitaire Sadr", a indiqué cheikh Ahmed Al-Chaïbani à l’AFP, après que des affrontements eurent éclaté, dans la nuit de mardi 4 mai à mercredi 5 mai 2004, autour de villes chiites du sud de l’Irak, coûtant la vie à 16 Irakiens et un soldat de la coalition.

Selon lui, M. Sadr serait d’accord pour le retour de la police irakienne dans Najaf et sur le fait que ses miliciens resteraient alors confinés dans leurs quartiers généraux, autour des lieux saints de Najaf et de la ville voisine de Koufa.

Mercredi 5 mai 2004, de fortes explosions suivies d’échanges de tirs ont été entendues à Najaf et des affrontements ont éclaté entre soldats américains et résistants chiites, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Agence France Presse

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source