Les téléphones portables ont révélé des vertus thérapeutiques miraculeuses pour prévenir la maladie d’Alzheimer ou la faire régresser chez les souris. Quelque 4,5 millions d’Américains souffrent de la maladie d’Alzheimer, nombre qui a doublé depuis 1980, selon les Instituts nationaux de la santé.
Des scientifiques américains ont exposé près d’une centaine de souris à des ondes électromagnétiques émises par des téléphones portables une heure ou deux quotidiennement pendant sept à huit mois. Ils ont ainsi reproduit l’utilisation des téléphones portables durant plusieurs décennies chez les humains. Une partie des rongeurs avaient été génétiquement modifiés pour développer l’équivalent de la maladie d’Alzheimer et des problèmes de mémoire en vieillissant. Les autres étaient normaux et ne montraient aucune prédisposition génétique à la maladie. Cette étude a montré que les ondes électromagnétiques générées par les téléphones portables ont fait disparaître les dépôts de peptide bêta-amyloïde dans le cerveau des souris. Ces accumulations d’amyloïdes sont considérées par les chercheurs comme responsables de la neuro-dégénérescence et de la démence dans la maladie d’Alzheimer, car elles empêchent les transmissions normales des influx nerveux entre les cellules cérébrales. "Nous avons été surpris de constater qu’une exposition au téléphone portable commençant tôt à l’âge adulte protège la mémoire des souris qui auraient sinon développé des symptômes d’Alzheimer", explique Gary Arendash. Ce professeur de neurologie à l’Université de Floride est le principal auteur de ces travaux parus, mercredi 6 janvier 2010, dans le "Journal of Alzheimer’s Disease". "Le plus effarant a été que les ondes magnétiques émises par les portables ont rétabli un fonctionnement normal de la mémoire des vieilles souris atteintes d’Alzheimer", souligne-t-il. "Puisque nous avons retenu des paramètres électromagnétiques identiques aux portables que nous utilisons et testé la mémoire des souris selon des critères pouvant être comparés aux nôtres, nous pensons que les résultats de cette recherche sont très pertinents pour les humains", souligne Gary Arendash dans un entretien avec l’AFP. Le neurologue a commencé cette recherche en partant de l’hypothèse qu’une exposition aux ondes des portables serait nocives. Non seulement ces ondes n’ont provoqué aucun cancer chez ces souris, mais elles ont eu un effet stimulant sur leurs fonctions cérébrales. "Ces ondes augmentent la circulation sanguine dans le cerveau et le stimulent chez des individus normaux", assure-t-il.
Agence France Presse
