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vendredi 24 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (5ème partie) : Du 1er mai 2004 au 15 mai 2004
AFP, 9 mai 2004

Irak : 500 religieux et hommes politiques soutiennent la résistance contre l’occupant


BASSORAH (AFP) - Sept personnes ont été tuées et huit autres blessées, dimanche 9 mai 2004 au matin, dans l’explosion d’une bombe dans un marché de Bagdad, alors que s’affrontaient dans la banlieue de la capitale résistants chiites et soldats américains.


L’explosion à Bagdad a eu lieu, selon des témoins, dans la matinée à une heure de grande affluence dans ce marché habituellement fréquenté par les habitants de nombreux quartiers de la partie occidentale de la capitale.

Elle a eu lieu quatre jours après un attentat suicide dans le centre de Bagdad, à l’entrée du QG de la coalition conduite par les Etats-Unis, qui avait fait sept tués, un soldat américain et six Irakiens, outre le kamikaze.

Dans le quartier de Sadr City, la tension a dégénéré en échange de tirs entre résistants chiites et soldats américains, dimanche 9 mai 2004 au matin. Les miliciens ont fait une apparition en force dans cette cité déshéritée, un fief de Moqtada al-Sadr.

Un porte-parole militaire américain a indiqué que les soldats américains ont été envoyés à Sadr City pour "s’assurer que tout va bien" au lendemain de l’arrestation de partisans de Moqtada al-Sadr. Un responsable du courant Sadr avait indiqué que les soldats américains avaient arrêté Sayed Amer al-Hussein, chef de la section du mouvement du quartier et quatre autres personnes.

A Bassorah, le bilan de la confrontation entre résistants irakiens et forces britanniques était, samedi 8 mai 2004 en fin d’après-midi, de cinq morts parmi les résistants de l’Armée du Mehdi et neuf soldats britanniques blessés, dans les villes de Bassorah et d’Amara, selon un porte-parole militaire britannique.

Les affrontements ont éclaté, samedi 8 mai 2004 au matin, à Bassorah, après deux attaques des résistants du chef chiite radical Moqtada al-Sadr contre des patrouilles britanniques.

Ces heurts meurtriers ont lieu alors que le scandale des sévices infligés aux prisonniers irakiens par des soldats américains était alimenté par de nouvelles révélations.

Un rapport secret dont l’AFP a obtenu une copie révèle que les renseignements militaires américains ont demandé à la police militaire qu’elle modifie les "procédures" de façon à rendre les détenus de la prison d’Abou Ghraib plus coopératifs pendant les interrogatoires.

Ce document de l’armée américaine fait clairement apparaître que les membres de la police militaire chargés du fonctionnement de la prison n’ont probablement jamais pris connaissance des Conventions de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre.

Le scandale des sévices infligés par des soldats américains à des détenus à la prison d’Abou Ghraib a suscité des condamnations internationales. Le président George W. Bush et son secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ont présenté leurs excuses et se sont engagés à punir les responsables. Mais George W. Bush a affirmé que seul un petit nombre de soldats américains engagés en Irak s’étaient rendus coupables de sévices sur des prisonniers irakiens.

Un centre de formation pour tortionnaires en Grande-Bretagne

Selon le quotidien britannique The Guardian, les brutalités contre les prisonniers irakiens font partie d’un système sophistiqué, destiné à briser leur "résistance aux interrogatoires" (R2I), comportant notamment des humiliations à caractère sexuel. Elles sont enseignées, a précisé le Guardian, à des "spécialistes britanniques et américains du renseignement" dans un centre conjoint installé à Ashford, dans le sud-est de l’Angleterre.

Une des sept militaires américains inculpés a déclaré avoir agi sous les ordres directs des renseignements militaires qui voulaient que les prisonniers soient déstabilisés avant interrogatoire, selon le quotidien Washington Post.

500 religieux et hommes politiques irakiens

Par ailleurs, une conférence rassemblant 500 religieux et hommes politiques, non représentés au sein de l’exécutif irakien mis en place par les Américains, a proclamé, samedi 8 mai 2004, son soutien à la "résistance", y voyant un "moyen légitime pour mettre fin à l’occupation".

L’envoyé spécial de l’ONU en Irak, Lakhdar Brahimi, a assuré, samedi 8 mai 2004, qu’il allait travailler, avec le Conseil de gouvernement transitoire mis en place par les Américains, à la formation du cabinet intérimaire auquel sera transféré le pouvoir le 30 juin 2004, selon la coalition.

Agence France Presse

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