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dimanche 19 février 2017
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AP, 2 avril 2010

Corruption : Le procureur général du Pakistan démissionne


Un policier devant le siège de la Cour suprême, à Islamabad

Le ton monte entre la justice et le gouvernement pakistanais. Le procureur général, Anwar Mansoor, a démissionné, vendredi 2 avril 2010, en accusant le gouvernement de l’empêcher d’obéir à la Cour suprême et de rouvrir des enquêtes pour corruption visant le président, Asif Ali Zardari.

Pakistan


La Cour suprême a invalidé, en 2009, une loi d’amnistie qui protégeait de nombreux autres hauts responsables du pays d’accusations de corruption remontant à plusieurs années. Elle a ordonné, mercredi 31 mars 2010, la réouverture de ces dossiers. Mais le procureur Mansoor a affirmé que le ministère de la Justice lui refusait l’accès au documents nécessaires à l’instruction de ces affaires. La Cour suprême avait été saisie par le gouvernement suisse au sujet d’une affaire jugée, en 2003, par un tribunal, à Genève. M. Zardari et Mme Buttho avaient été condamnés par contumace à six mois de prison et des amendes pour le blanchiment de millions de francs suisses. Les condamnés avaient fait appel, ce qui suspend automatiquement la procédure. La Cour suprême pakistanaise a ordonné, mercredi 31 mars 2010, au gouvernement, de prendre contact avec les autorités suisses pour rouvrir le dossier, mais les procureurs suisses ont déclaré à la presse que c’était impossible étant donné l’immunité du président. Le président est l’un des principaux bénéficiaires de l’amnistie, décidée avec le soutien des Etats-Unis. Elle a permis, en 2007, à M. Zardari et à son épouse l’ex-Première ministre Benazir Bhutto, tuée, depuis, dans un attentat, de revenir au Pakistan et de participer aux élections. De nombreux experts indépendants estiment que le président possède l’immunité judiciaire tant qu’il reste en poste.

Associated Press

Anwar Mansoor Khan

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