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République arabe sahraouie démocratique
Le Maroc s’est réjoui, mardi 4 mai 2010, de l’adoption, par le Conseil de sécurité de l’ONU, de la récente résolution sur le Sahara Occidental, la qualifiant "d’importante et opportune".
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé, en 1975, par le Maroc, qui propose une large autonomie pour mettre fin au conflit. Rabat refuse l’indépendance contrairement aux revendications du Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Le Maroc et le Front Polisario s’accusent mutuellement de violer les droits de l’Homme. Une résolution adoptée, le 30 avril 2010, à l’ONU, avait donné lieu a de très vifs échanges, certains membres du Conseil ayant vainement réclamé, comme le Polisario, l’instauration d’un mécanisme permettant à la Minurso d’enquêter sur d’éventuelles violations des droits de l’Homme.
"La résolution 1920 (...) rejoint parfaitement la vision et la démarche marocaines", a déclaré le ministre marocain des Affaires étrangères, Taieb Fassi Fihri, dans un entretien avec l’AFP. Ce texte a prorogé d’un an le mandat de la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso). Selon le ministre, le résolution "confirme que l’objectif fondamental est la mise en oeuvre effective des résolutions adoptées depuis 2007 et dont les directives claires sont des négociations substantielles et intensives basées sur la prééminence de l’initiative d’autonomie marocaine". Elle appelle, a-t-il ajouté, au "réalisme, à l’esprit de compromis" et à la "responsabilité" du Maroc, de l’Algérie et du Front Polisario à "se départir du passé et à coopérer directement entre eux". "La résolution consolide la démarche en demandant aux parties de coopérer davantage dans le contexte de la prééminence de l’initiative marocaine sachant que le statu quo n’est plus admis ou toléré compte tenu de l’évolution dans la région maghrébine", a affirmé le ministre. Le ministre faisait allusion aux dangers sécuritaires dans la région sahélo-saharienne. M. Fassi Fihri a estimé que le texte apporte des "précisions très utiles car le mandat de la Minurso a été prorogé tel qu’il existe actuellement ignorant les vaines tentatives des autres parties d’altérer à dessein ce mandat pour faire diversion". Selon Taieb Fassi Fihri, le Conseil de sécurité "a placé l’Algérie devant ses responsabilités en matière d’organisation par le Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) d’enregistrement des populations retenues dans les camps, afin de leur permettre le retour librement consenti". A ce sujet, a-t-il conclu, le Maroc se félicite de "l’importance des retours dans le royaume de plusieurs groupes ayant fui la réalité des camps de Tindouf" (sud-ouest algérien, ndlr).
Agence France Presse