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AFP, 14 juin 2010

Comores : Un haut responsable de l’armée a été assassiné à Moroni


Manifestation contre la prolongation du mandat d’Ahmed Abdallah Sambi, à Moheli, le 9 avril 2010

Un haut-gradé de l’armée comorienne, le colonel Combo Ayouba, a été assassiné, dimanche 13 juin 2010 au soir, par des inconnus, à son domicile de Moroni, a-t-on appris de source policière.

Comores


Petit archipel de l’océan Indien, les Comores ont connu, depuis l’indépendance, une vingtaine de coups d’État ou tentatives supposées, menées notamment par le mercenaire Bob Denard. Des négociations politiques, menées, depuis deux mois, par la communauté internationale pour fixer la date de l’élection présidentielle et les termes de la période de transition, n’ont pas abouti à ce jour, alors que le président, Ahmed Abdallah Sambi, a prolongé son mandat jusqu’à fin 2011. L’Armée nationale de développement (AND) compte un peu moins de 2000 hommes, répartis au sein des Forces comoriennes de défense (FCD, 1000), la gendarmerie (600), la garde présidentielle (100), les services de santé (60) et les écoles d’instruction. La petite armée comorienne a connu, ces derniers mois, de gros tiraillements, se traduisant notamment par un malaise croissant entre une partie de l’état-major et le pouvoir exécutif. Mi-mai 2010, un accord de "réconciliation" avait été signé par le chef d’état-major de l’Armée nationale de développement, le général Salimou Amiri, et le chef du cabinet militaire à la présidence, pour "rétablir la sérénité" au sein de l’armée.

Ahmed Abdallah Sambi

Le colonel Combo Ayouba était "chef de corps" au sein de l’Armée nationale de développement, l’armée comorienne, et l’un de ses plus haut-gradés. Originaire de l’île d’Anjouan, considéré au sein de l’état-major plutôt comme un proche du président, il était l’un des rares anciens membres de la garde présidentielle, formée dans les années 1980 par le mercenaire français Bob Denard, encore en activité au sein de l’armée, et à ce niveau de responsabilité. "Des voisin ont entendu, dans la soirée, des coups de feu au domicile du colonel", dans le nord de la capitale comorienne, a indiqué à l’AFP un responsable de la police locale, qui a requis l’anonymat. "Ils ont retrouvé le corps de l’officier criblé d’une dizaine balles" devant sa maison, a expliqué cette source.

Agence France Presse

Manifestation contre la prolongation du mandat d’Ahmed Abdallah Sambi, à Moheli, le 9 avril 2010

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