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mercredi 19 juillet 2017
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La seconde guerre mondiale en photos 4

L’Allemagne attaque à l’Ouest en 1940 (2ème partie)

L’invasion de la Hollande, de la Belgique et de la France


Des soldats allemands à Maastricht, en Hollande, le 10 mai 1940

Des Panzer 3 à Moerdijk, en Hollande, le 13 mai 1940

Le 10 mai 1940, l’armée allemande attaque la Belgique et la Hollande. Les Français et les Britanniques se précipitent au secours de la Belgique, négligeant la défense des Ardennes supposées infranchissables aux blindés

Le 10 mai 1940, l’armée allemande attaquait la Hollande, la Belgique et la France.


A la suite du bombardement de Rotterdam, la Hollande a capitulé et son gouvernement s’est exilé en Grande-Bretagne.

Vue de Rotterdam, en Hollande, après le bombardement allemand du 14 mai 1940

Dès l’attaque de la Belgique par l’Allemagne, l’armée française et le corps expéditionnaire britannique ont pénétré dans ce pays, afin de le défendre. Mais le général français Gamelin avait négligé la défense du secteur de la forêt des Ardennes, au Sud de la Belgique. Les divisions blindées allemandes ont foncé par là, rapidement franchi la Meuse, puis foncé vers la Manche, à travers le Nord de la France, coupant de leurs arrières les armées alliées enfoncées en Belgique.

Après avoir percé les lignes françaises dans le secteur de Sedan, les blindés allemands se précipitent vers la Manche. Les armées françaises et britanniques enfoncées en Belgique tentent vainement de contre-attaquer vers le Sud, pour briser la manoeuvres d’encerclement allemande, mais elles se retrouvent coupées de leurs lignes de ravitaillement

La contre-attaque britannique dans le secteur d’Arras échoue. A la suite de cet échec, les troupes britanniques se replient vers Dunkerque avec les troupes françaises demeurées en Belgique

Un soldat allemand garde le fort d’Eben Emael, en Belgique, après sa capture, en mai 1940

Des soldats allemands inspectent le fort d’Eben Emael, en Belgique, après sa capture, en 1940

Des soldats français en Belgique, en mai 1940

Des blindés allemands dans la forêt des Ardennes, en Belgique, en mai 1940

Une colonne allemande dans les Ardennes belges, en mai 1940

Des soldats allemands dans un village français, en mai 1940

Comme celle de la Pologne, l’armée française n’avait guère évolué depuis 1918. Elle comptait davantage de tanks que l’armée allemande, et les tanks français étaient de meilleure qualité, mais la plupart d’entre eux étaient disséminés parmi les unités d’infanterie qu’ils accompagnaient, au lieu de constituer des divisions blindées autonomes et de se déplacer à pleine vitesse.

Un char français B1 détruit à Beaumont, en Belgique, le 16 mai 1940

Un char français Hotchkiss H 39 détruit à Avesnes, en France, le 17 mai 1940

Le commandement français a été complètement dépassé par la vitesse à laquelle opéraient les blindés allemands. L’infanterie était incapable de manoeuvrer assez vite pour organiser une défense. L’armée enfoncée en Belgique n’a pas eu le temps de reculer avant que les Panzer aient atteint la Manche. Le corps expéditionnaire britannique, replié à Dunkerque, a été évacué à l’aide de tous les bateaux, grands et petits, disponibles en Grande-Bretagne. Des milliers de Français ont été évacués en même temps, mais le reste de l’armée française en Belgique a dû se rendre. Une fois cette armée hors de combat, les Français ne disposaient plus des forces nécessaires pour empêcher les Allemands d’envahir le reste de la France.

Evacuation des troupes britanniques à Dunkerque, en France, en 1940

Les troupes subsistantes ont été mises en déroute. En un mois, l’armée française a eu plus de 100000 tués. A la mi-juin, la France a demandé un armistice à l’Allemagne.

Des soldats allemands en France, en 1940

Des Heinkel 111 au-dessus de Paris, en France, en 1940

Le drapeau nazi à Paris, en France, en 1940

Appel du général de Gaulle aux Français, le 18 juin 1940

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres.

Général de Gaulle

Charles de Gaulle

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source