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AFP, 14 juin 2010

Proche Orient : La cynique mascarade juive

Suivi d’un commentaire

par Marius SCHATTNER


Manifestation anti-israélienne à Marseille, en France, le 31 mai 2010

Composée de juristes conservateurs d’âge avancé, d’observateurs étrangers sans droit de vote et dépourvue de mandat pour interroger les soldats, la commission d’enquête d’Israël sur l’arraisonnement controversé du 31 mai 2010 n’a rien pour inquiéter les autorités israéliennes.

Israël


L’opération « Brise marine » a déclenché une profonde crise diplomatique entre Israël et la Turquie, et suscité l’indignation et les condamnations de la communauté internationale. Les autorités israéliennes ont catégoriquement rejeté le principe d’une mission d’enquête internationale. Elles ont cependant accepté une « présence internationale », afin d’éviter de se retrouver mises en accusation, comme après la publication, en 2009, du rapport du juge sud-africain Richard Goldstone, mandaté par l’ONU, qui avait enquêté sur l’opération « Plomb durci » de l’armée israélienne dans la bande de Gaza il y a dix-huit mois (plus de 1400 morts palestiniens). Israël avait alors boycotté cette commission d’enquête qui, dans ses conclusions, l’accusait d’avoir commis des crimes de guerre et recommandait la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) en cas de refus de l’État hébreu d’ouvrir une enquête « crédible ».

Des journaux publiés le 1er juin 2010

La mise en place de cette « commission publique indépendante » [sur l’agression de la flotille humanitaire] répond à deux impératifs, a expliqué, lundi 14 juin 2010, le premier ministre, Benjamin Nétanyahou : « Préserver la liberté d’action de nos soldats et prouver que nos actions étaient de caractère défensif et donc justifiées » sur le plan du droit international. M. Nétanyahou a confirmé que ladite commission ne pourrait interroger directement les militaires impliqués, à l’exception du chef d’état-major, Gaby Ashkénazi. L’armée israélienne a de son côté chargé le général de réserve Giora Eiland de superviser une « équipe d’experts », composée de généraux de réserve, qui rendra ses propres conclusions, d’ici le 4 juillet 2010, sur le déroulement du raid.

Gaby Ashkénazi

Qu’ils approuvent ou critiquent la création de la commission, les médias israéliens estiment tous qu’elle est destinée à justifier à postériori l’interception de la flottille humanitaire internationale en route pour Gaza, le 31 mai 2010, qui a fait 9 morts civils et des dizaines de blessés. « L’objectif est de donner une réponse au monde » qui a mis Israël en accusation, écrit le quotidien gratuit Israël Hayom (droite), proche de M. Netanyahu. « Il est bien évident que cette commission est à usage externe. Son but n’est pas d’enquêter ni d’examiner le bien fondé des décisions de l’échelon politique ou militaire », estime le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot qui ironise sur l’âge vénérable de ses membres israéliens. Son président, le juge en retraite de la Cour Suprême israélienne, Yaakov Tirkel, âgé de 75 ans, a une réputation de juriste conservateur, indépendant d’esprit, qui avant même sa nomination s’est publiquement prononcé contre toute idée de sanctions. Les deux autres représentants israéliens sont le professeur de droit international Shabtai Rosen, âgé de 93 ans, et le général à la retraite Amos Horev, âgé de 86 ans. Pour les « observateurs » étrangers, Israël a fait appel à David Trimble, âgé de 66 ans, ancien chef du Parti unioniste d’Ulster et prix Nobel de la paix 1998, et Ken Watkin, âgé de 59 ans, un ex-avocat général de l’armée canadienne. Selon la presse, Lord Trimble, un conservateur protestant, a récemment participé au lancement de l’initiative des « Amis d’Israël », un groupe de personnalités internationales qui défend le droit de l’État hébreu à exister. Le mandat des deux observateurs est limité : ils n’auront pas le droit de voter sur les travaux et les conclusions de la commission. Celle-ci examinera essentiellement la conformité du raid israélien et du blocus maritime de la bande de Gaza au droit international.

Marius SCHATTNER

Des juifs manifestent leur soutien au massacre des humanitaires, à Jérusalem, le 2 juin 2010

Commentaire

La prétendue commission d’enquête israélienne est révélatrice du mépris dans lequel les juifs tiennent le reste de l’humanité. Non seulement les "observateurs étrangers" sont des sympathisants de ce régime raciste, mais la seule personne que les membres de la commission aient le droit d’interroger, le chef d’état-major, Gaby Ashkénazi, est un criminel de guerre, planificateur du carnage perpétré dans la bande de Gaza au cours de l’hiver 2008-2009.

On rappellera qu’avant même le début de l’agression contre la flottille humanitaire, l’armée israélienne a brouillé les communications, afin d’empêcher les passagers de raconter au monde ce qui se passait. Simultanément, le gouvernement israélien a lancé une campagne de calomnies, aussitôt relayée par le lobby juif international, visant à dépeindre les victimes comme "des terroristes liés à Al-Qaïda". Aussitôt après l’agression, les soldats israéliens ont confisqué aux passagers tous leurs moyens de communication (téléphones portables, etc.), toujours dans le but de les empêcher de faire connaître la vérité. Ces passagers, kidnappés dans les eaux internationales, aussitôt après leur arrivée en Israël, ont été contraints de signer de faux "aveux" rédigés en hébreu, selon lesquels ils étaient entrés illégalement en Israël. Ces faux aveux étaient manifestement destinés à "justifier" des poursuites judiciaires et l’emprisonnement des passagers, ce qui les aurait empêchés de contredire publiquement l’usine à mensonges juive.

La complaisance avec laquelle les dirigeants occidentaux ont accepté de confier l’enquête sur l’agression aux Israéliens, en sachant par avance qu’il ne s’agira que d’une entreprise de désinformation, est révélatrice du degré de corruption morale de ces dirigeants et de leur dédain pour les victimes de l’agression.

Au bout du compte, personne n’accordera le moindre crédit aux conclusions de cette parodie d’enquête israélienne. Quant à ceux qui affecteront de croire à son intégrité, ou qui tenteront de la "justifier", ils ne parviendront qu’à se discréditer en s’abaissant au niveau crapuleux du gouvernement israélien.

Frank BRUNNER

Raed Salah (menotté et enchaîné, au centre de l’image) est un Arabe israélien qui se trouvait à bord de la flottille humanitaire. Il a été arrêté et emprisonné par les juifs dès l’arrivée des bateaux en Israël

Liens liés a l'article.Le rapport de la mission Goldstone de l’ONU (1ère partie)

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