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Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (6ème partie) : Du 16 mai 2004 au 15 juin 2004
AFP, 7 juin 2004

Irak : Présentation à l’ONU de la 4e version d’une résolution


NEW YORK (AFP) - Le Conseil de sécurité de l’ONU est appelé à voter, a priori mardi 8 juin, une nouvelle résolution encadrant le transfert de souveraineté sur l’Irak prévu le 30 juin 2004, alors que le week-end s’est révélé sanglant dans ce pays avec une quarantaine de tués.


Une 4e version du projet de résolution américano-britannique sera présentée, lundi 7 juin, à New York, "avec l’idée de voter mardi 8 juin après-midi ou mardi soir", a indiqué l’ambassadeur américain à l’ONU John Negroponte, après une réunion, dimanche 6 juin 2004, du Conseil de sécurité. Il n’y a "plus de réel obstacle", a déclaré l’ambassadeur algérien, Abdallah Baali. "Nous sommes proches d’un consensus", a confirmé son homologue chilien Heraldo Munoz.

Américains et Irakiens ont assuré dans des lettres qu’ils coopéreraient militairement. La France a proposé un amendement soulignant dans la résolution l’autorité de Bagdad pour décider de l’engagement des forces irakiennes dans des missions de la force multinationale, et que son accord sera requis "pour les opérations offensives sensibles". La discussion, notamment avec la France, ne porte plus que sur "des détails" avait affirmé avant le secrétaire d’Etat américain Colin Powell. "Nous sommes d’accord sur la majorité des points principaux", avait renchéri la conseillère du président américain pour la sécurité nationale Condoleezza Rice.

Le texte stipulera que le mandat de la force multinationale conduite par les Etats-Unis "devra probablement prendre fin" d’ici fin 2005, selon M. Powell. Les troupes américaines pourront néanmoins rester plus longtemps si Bagdad le demande, a-t-il précisé. Le Premier ministre irakien Iyad Allaoui a sous-entendu que des forces internationales devraient rester en Irak au moins un an, jusqu’à ce que le pays soit "capable de gérer seul les questions de sécurité".

Le nouveau président irakien Ghazi Al-Yaouar a affirmé qu’il travaillerait à rétablir la sécurité. "Il n’y pas de souveraineté sans sécurité. Nous devons concentrer tous nos efforts sur la question de la sécurité et tous les Irakiens doivent nous aider", a-t-il dit à la chaîne satellitaire Al-Arabiya, basée à Dubaï.

En Irak, le week-end a été marqué par la mort d’une quarantaine de personnes en moins de 48 heures dans différentes attaques, malgré un retour au calme à Najaf et Koufa après deux mois de combats entre Américains et résistants chiites, ayant fait un millier de morts chez les partisans du chef chiite radical Moqtada al-Sadr, selon le chef de la police de Najaf.

Un communiqué attribué à un groupe dirigé par l’islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, lié au réseau terroriste Al-Qaïda, a revendiqué un attentat à la voiture piégée qui, selon une source médicale irakienne, a tué six civils irakiens et en a blessé au moins 68 autres, dimanche 6 juin 2004, à l’entrée d’une base américaine à Taji, à la sortie nord de Bagdad. L’attaque la plus meurtrière a eu lieu, samedi 5 juin 2004 à l’aube, contre un poste de police à Moussayeb : 13 personnes ont été tuées et 10 blessées.

Dans le quartier chiite de Sadr City à Bagdad, cinq civils irakiens ont été tués et 19 personnes blessées par balles en 24 heures dans des combats entre résistants chiites et forces américaines, selon des sources hospitalières.

Au moins quinze personnes sont mortes, samedi 5 juin et dimanche 6 juin 2004, dans d’autres attaques : parmi elles, deux soldats américains ont été tués par une bombe à Bagdad, quatre employés (deux Polonais et deux Américains) de la société de protection Blackwater sont tombés dans une embuscade sur la route menant à l’aéroport international de Bagdad, et le frère de l’Irakien qui avait dénoncé les fils de Saddam Hussein, Oudaï et Qoussaï, a été assassiné à Mossoul.

Selon des témoins, les résistants chiites du jeune leader Moqtada al-Sadr ont fait sauter à l’explosif, dimanche 6 juin 2004 après-midi, un poste de police à Sadr City, dans les faubourgs de Bagdad.

Un soldat américain a été tué et un autre a été blessé dans une attaque au mortier près de Bagdad, selon l’armée américaine.

Cette mort porte à 605 le nombre de militaires américains tués au combat depuis l’invasion de l’Irak en mars 2003, selon un bilan à partir de chiffres du Pentagone.

Un Britannique travaillant pour une société privée de sécurité a aussi été tué et trois de ses compatriotes ont été blessés, samedi 5 juin, à Mossoul, dans le nord de l’Irak, par des hommes armés, a annoncé, dimanche 6 juin 2004, le Foreign Office.

Le nouveau ministre irakien de la Justice Malek Dohane al-Hassan a, lui, affirmé que son pays allait rétablir la peine de mort (suspendue par les Américains en avril 2003) et que l’ancien président Saddam Hussein pourrait en être passible.

Dimanche 6 juin 2004 au soir, le chancelier allemand, Gerhard Schroeder, a estimé qu’on ne pouvait pas établir de comparaisons entre la guerre contre le fascisme et la guerre en Irak, comme l’a fait le président Bush. "On ne doit pas comparer l’Irak avec ce qu’ont fait les nazis", a-t-il dit, en soulignant qu’il fallait "penser à l’Holocauste", le génocide des juifs par les nazis.

Agence France Presse

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