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mardi 22 août 2017
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La seconde guerre mondiale en photos 20

La bataille de la mer de Corail


Le porte-avion USS Lexington vu depuis le USS Yorktown, le 8 mai 1942

A la suite du raid américain sur Tokyo, les Japonais ont décidé d’étendre leur avance dans l’océan Pacifique, afin d’empêcher de nouveaux raids et isoler l’Australie des Etats-Unis.


Ainsi, il a été décidé de s’emparer de l’île de Tulagi, dans les îles Salomon, et d’y installer une base d’hydravions. Simultanément, on s’emparerait de Port Moresby, sur la côte Sud de la Nouvelle-Guinée, ce qui mettrait le Queensland australien à portée des bombardiers japonais.

Ensuite, la flotte combinée japonaise, sous les ordres de l’amiral Yamamoto, devait envahir l’île américaine de Midway, au centre de l’océan Pacifique, et certaines des îles Aléoutiennes, à l’Ouest de l’Alaska. L’idée était de contraindre la flotte américaine de venir au secours de Midway, puis de la détruire à l’occasion d’une bataille aéronavale et d’attaques de sous-marins embusqués sur les voies d’approche.

Le porte-avion USS Yorktown dans la Mer de Corail

Les forces terrestres et aériennes japonaises destinées à l’attaque de Tulagi et de Port Moresby ont été rassemblées à Rabaul, en Nouvelle-Bretagne, et les forces navales à Truk, dans les îles Carolines, 1600 kilomètres au Nord. Derrière les groupes amphibies, deux porte-avions, escortés par des croiseurs et des destroyers, étaient prêts à repousser une intervention américaine. Ces porte-avions et leur escorte se tenaient à Rabaul.

Des chasseurs japonais à Rabaul

Grâce à leur connaissance des codes japonais, les Américains connaissaient les grandes lignes de leur plan. Ils ont envoyé toutes leurs forces disponibles vers la mer de Corail. Seuls deux porte-avions américains, le Lexington et le Yorktown, sont arrivés assez tôt pour participer à la bataille. Ils transportaient 42 chasseurs et 99 bombardiers. Ils avaient deux groupes de croiseurs en guise d’escorte.

Le porte-avion USS Yorktown dans la Mer de Corail

Dans une bataille aéronavale, chacun des camps s’efforçait de repérer le premier les porte-avions ennemis, afin de pouvoir les attaquer avant d’avoir été lui-même détecté. Une fois les porte-avions ennemis coulés, le reste de ses forces navales était exposé, sans défenses efficaces, aux attaques aériennes. Ainsi, les porte-avions adverses, durant une bataille navale, modifiaient continuellement leur cap, afin que l’adversaire, même s’il les avait repérés à un certain moment, perde ensuite leur trace. C’était un peu le jeu du chat et de la souris, mais un jeu s’étendant sur d’immenses espaces marins.

Helldivers

Le 3 mai 1942, les Japonais ont débarqué à Tulagi sans opposition. Le lendemain, alors qu’il était à environ 150 kilomètres de Tulagi, le Yorktown a lancé une série d’attaques aériennes, coulant un destroyer japonais.

Les porte-avions japonais ont fait route en contournant les îles Salomon par l’Est, dans l’espoir de surprendre les porte-avions américains par derrière. Pendant ce temps, les porte-avions américains faisaient route au Nord, afin d’intercepter les forces japonaises en route pour Port Moresby.

A l’aube du 7 mai 1942, les patrouilles aériennes japonaises ont cru avoir détecté un porte-avion et un croiseur américain, alors qu’il s’agissait, en réalité, d’un pétrolier et de son destroyer d’escorte. L’amiral Takagi a aussitôt ordonné l’attaque du « porte-avion » américain. Une nouvelle attaque japonaise, dans la soirée, a entraîné la perte de 20 avions sur les 27 engagés.

Pendant ce temps, les porte-avions américains attaquaient les forces de protection de l’invasion de Port Moresby, coulant le porte-avion japonais Shoho. A la suite de cette attaque, les Japonais ont dû renoncer à l’invasion de Port Moresby.

Le porte-avion japonais Shoho est attaqué par des avions américains, le 7 mai 1942

Le porte-avion japonais Shoho est torpillé par des avions américains, le 7 mai 1942

Le matin du 8 mai 1942, les porte-avions japonais se déplaçaient sous une zone nuageuse qui les camouflait, tandis que les porte-avions américains naviguaient dans une zone de temps clair. Ainsi, le porte-avion japonais Zuikaku a échappé à l’attention des patrouilles aériennes américaines. Par contre, le Shokaku a été endommagé par trois bombes, se retirant de la bataille.

Le porte-avion américain Lexington a été atteint par deux torpilles et deux bombes japonaises. Il a coulé un peu plus tard. Quant au Yorktown, il a pu s’échapper après avoir été atteint par une bombe japonaise. Le Yorktown -qui devait subir d’importantes réparations- et les navires d’escorte sont repartis à Pearl Harbor, tandis que les Japonais se retiraient également de la zone en raison de l’échec de leur plan contre Port Moresby.

Le naufrage du USS Lexington vu depuis un croiseur, le 8 mai 1942

L’équipage du Lexington abandonne le porte-avion en se laissant glisser le long de cordes

Les survivants du Lexington sont recueillis par des destroyers américains

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source