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vendredi 28 avril 2017
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20 Minutes, 29 novembre 2010

Informations internationales : La fuite Wikileaks révèle des pratiques d’espionnage plus ou moins high-tech

par Philippe BERRY


Des stands de journaux devant le siège du Département d’Etat, à Washington

Il faudra encore du temps pour digérer les 251287 documents du département d’Etat américain publiés par WikiLeaks ce week-end. Certains détails lèvent toutefois le voile sur des pratiques d’espionnage au plus haut niveau.

Hillary Clinton face aux journalistes, au siège du Département d’Etat, à Washington


La liste tient sur plusieurs pages. Le département d’Etat américain a notamment demandé à ses diplomates et agents secrets, le 31 juillet 2009, de mettre la main sur les noms, mots de passe et clés cryptées des réseaux privés utilisés par plusieurs délégations (dont la France, la Chine, le Japon et Ban Ki-moon en personne) pour leurs communications. Dans un talk-show américain, lundi 29 novembre 2010 au matin, un ancien diplomate britannique a minimisé l’importante de ces révélations, expliquant qu’il s’agissait surtout d’un « espionnage bureaucratique ». John Bumgarner, de l’U.S. Cyber Consequences Unit, expliquait à 20 Minutes.fr, en 2009, que « tous les pays » recourent au cyber-espionnage politico-industriel.

Ban Ki-moon

L’attaque contre Google en Chine, en janvier 2010, avait fait grand bruit. Le département d’Etat s’en était mêlé et le ton était monté entre Pékin et Washington. Des experts avaient pointé un doigt accusateur vers la Chine, mais à aucun moment Hillary Clinton n’avait directement mis en cause Pékin. C’est désormais chose faite : « Le Politburo chinois a dirigé l’intrusion sur les systèmes de Google, selon un contact chinois de l’Ambassade américaine. Ce hacking fait partie d’un effort de sabotage mené par les autorités gouvernementales, des experts privés en sécurité et des pirates recrutés par le gouvernement. Ils se sont introduits sur des ordinateurs du gouvernement américain et de ses alliés occidentaux, du Dalaï Lama et de grandes entreprises, depuis 2002 », dit un mémo.

Le Dalaï Lama

Que faire des détenus de Guantanamo, une fois qu’ils seront relâchés ? Le roi Abdallah a fait une suggestion au chef de la lutte antiterroriste américain, John Brennan, tout droit sortie d’un mauvais film d’espionnage : implanter des puces sous-cutanée pour les suivre à la trace. « Ça marche sur les chevaux et les faucons », explique-t-il. John Brennan répond : « Les chevaux n’ont pas de bons avocats » et lui explique qu’une telle mesure ferait face à de nombreux obstacles juridiques aux Etats-Unis.

Philippe BERRY

John Brennan

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