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mercredi 28 juin 2017
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30 novembre 2010

Histoire : Nullité du jugement du Tribunal de Nuremberg

par René-Louis BERCLAZ


Le charnier de la forêt de Katyn, près de Smolensk, en Russie, a été découvert par les Allemands en 1943

Dans les jugements qui condamnent les historiens révisionnistes, le jugement du Tribunal de Nuremberg, en 1946, sert de référence juridique aux tribunaux actuels. On considère en effet comme un dogme que tous les faits pour lesquels les accusés du procès de Nuremberg ont été condamnés ont eu lieu, bien qu’aucune enquête scientifique n’ait été menée à l’époque pour prouver l’existence de chambres à gaz dans les camps nazis. René-Louis Berclaz attire notre attention sur les conséquences juridiques d’une décision révisionniste du parlement russe.

Les mains liées d’une victime du massacre de Katyn


En date du 26 novembre 2010, la Douma (le parlement de Russie) a officiellement reconnu que le massacre de Katyn, en avril 1940 [exécution de 4000 officiers polonais capturés par les Soviétiques après l’invasion de la Pologne, en 1939], avait été ordonné par Staline lui-même et que l’Union soviétique était seule responsable de ce crime de guerre. Or, le jugement du Tribunal militaire international de Nuremberg, sans pour autant disculper l’Allemagne accusée à tort de ce crime de guerre par le procureur soviétique, le général Rudenko (document URSS-54), avait occulté l’identité du véritable coupable, à savoir l’Union soviétique elle-même (1). A l’évidence, le Tribunal de Nuremberg ne pouvait se permettre de juger l’un de ses membres sans se contredire et se disqualifier. Pourtant, en 1943 déjà, la commission d’enquête neutre dirigée par le professeur Naville, expert médecin légiste de Genève, avait conclu à la culpabilité des Soviétiques. Injustice et forfaiture, sept prisonniers de guerre allemands furent même pendus, à Leningrad, par les Soviétiques, en 1946, pour avoir, soi-disant, participé aux exécutions de Katyn.

Le cadavre d’une victime du massacre de Katyn

Il est de notoriété publique que le jugement du Tribunal militaire international siégeant à Nuremberg de 1945 à 1946, tribunal constitué par les anciennes puissances alliées (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Union soviétique) pour juger l’Allemagne vaincue, fonde en droit les lois de censure et de répression qui ont érigé la Shoah en dogme historique indiscutable. En reconnaissant la culpabilité soviétique dans le massacre de Katyn, la Douma de Russie a implicitement prononcé la nullité du jugement de Nuremberg. On ne peut être juge et partie. Il est de même inconcevable qu’une juridiction, en l’occurrence le Tribunal militaire international, puisse ignorer et même couvrir, en toute connaissance de cause, un crime de guerre perpétré par l’un de ses membres et qu’ensuite un tel jugement soit reconnu par un Etat de droit, et ceci indiscutablement quand l’auteur du crime, juge et partie, en fait officiellement l’aveu. La chaîne de causalité, qui va du tribunal de Nuremberg aux tribunaux actuels jugeant et condamnant des révisionnistes contestant le jugement de Nuremberg, a donc été brisée par ceux-là même qui l’avaient forgée.

René-Louis BERCLAZ

Le box des accusés au procès de Nuremberg

1) « Lorsque la conférence commença, Biddle [juge américain] déclara que la demande de Rudenko [document URSS-54] était si arrogante et si calomnieuse qu’aux Etats-Unis ʺl’auteur d’un tel document serait poursuivi pour outrage à magistratʺ et qu’il fallait peut-être envoyer Rudenko ʺen prison séance tenanteʺ. »

Source : http://www.phdn.org/histgen/katynnuremberg.html (page 5 )

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