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AFP, 5 décembre 2010

Côte d’Ivoire : L’Union africaine reconnaît la victoire d’Alassane Ouattara


Un partisan d’Alassane Ouattara, blessé par des soldats, est soigné dans un hôpital d’Abidjan, le 4 décembre 2010

L’Union africaine (UA) a appelé, samedi 4 décembre, au respect des résultats de la Commission électorale ivoirienne désignant, jeudi 2 décembre 2010, Alassane Ouattara vainqueur du scrutin, et pris indirectement position contre le président sortant, Laurent Gbagbo.

Côte d’Ivoire


Laurent Gbagbo a été investi, samedi 4 décembre 2010, président de la Côte d’Ivoire, dans un climat de violences à Abidjan, en défiant l’ONU et les capitales occidentales qui reconnaissent son rival Alassane Ouattara comme le président élu. Ce dernier avait été reconnu vainqueur de l’élection, jeudi 2 décembre 2010, par la Commission électorale indépendante ivoirienne, mais, le lendemain, le Conseil constitutionnel, dirigé par un proche de M. Gbagbo, a proclamé réélu le président sortant en invalidant plusieurs résultats du nord du pays.

Alassane Dramane Ouattara

Le Conseil pour la paix et la sécurité de l’Union africaine s’est réuni, samedi 4 décembre après-midi, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, pour une session entièrement consacrée à la situation en Côte d’Ivoire. Le Conseil pour la paix et la sécurité de l’Union africaine « appelle au respect des résultats tels que proclamés » par la Commission Électorale Indépendante de Côte d’Ivoire (CEI), qui avait désigné, jeudi 2 décembre, Alassane Ouattara vainqueur du scrutin avec 54,10 % des suffrages, selon un communiqué de l’Union africaine. Le Conseil pour la paix et la sécurité « a exprimé le rejet total par l’Union africaine de toute tentative visant à créer un fait accompli pour saper le processus électoral et remettre en cause la volonté populaire telle qu’elle a été exprimée le 28 novembre 2010, compliquant encore davantage une situation déjà très grave, et plonger la Côte d’Ivoire dans une crise aux conséquences incalculables », selon un communiqué. « Le Conseil a convenu de se réunir à nouveau pour examiner la situation et prendre les mesures appropriées contre les auteurs d’actes susceptibles de remettre en cause l’intégrité du processus électoral, y compris le respect des résultats de l’élection présidentielle tels que proclamés par la Commission Électorale Indépendante », indique le communiqué. Le Conseil pour la paix et la sécurité a par ailleurs avalisé une décision du président de la commission de l’Union africaine, Jean Ping, de charger l’ex-président sud-africain, Thabo Mbeki, d’une « mission d’urgence » en Côte d’Ivoire. Ce dernier est chargé « de trouver une solution légitime et pacifique à la crise, sur la base des décisions et instruments pertinents de l’Union africaine », poursuit le communiqué. Le Conseil a par ailleurs appelé les parties ivoiriennes « à la retenue » et mis en garde les éventuels commanditaires de troubles. « Le Conseil a lancé un appel aux parties pour qu’elles fassent preuve de la retenue nécessaire et s’abstiennent de toute action qui pourrait exacerber une situation déjà fragile ». « Le Conseil a convenu de prendre ces mesures à la lumière des résultats de la mission confiée à l’ancien Président Thabo Mbeki, de la position de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) telle qu’elle ressortira de son prochain Sommet, des instruments pertinents de l’Union africaine et des résolutions et déclarations du Conseil de sécurité des Nations Unies sur cette question ».

Agence France Presse

Un partisan d’Alassane Ouattara, blessé par des soldats, est soigné dans un hôpital d’Abidjan, le 4 décembre 2010

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