retour article original

mardi 23 mai 2017
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Afrique Côte d’Ivoire
AFP, 12 décembre 2010

Côte d’Ivoire : Le camp Gbagbo accuse des diplomates de « déstabilisation »


Des soldats de l’ONU dans le jardin de l’hôtel Golf où réside Alassane Ouattara, à Abidjan, le 9 décembre 2010

Le gouvernement de Laurent Gbagbo, l’un des deux présidents proclamés de Côte d’Ivoire, a accusé, samedi 11 décembre 2010, des diplomates « occidentaux » à Abidjan de chercher à « déstabiliser » le régime en tentant de faire basculer des militaires dans le camp de son rival, Alassane Ouattara.

Côte d’Ivoire


La Côte d’Ivoire est dans la tourmente depuis l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 : M. Ouattara a été désigné vainqueur par la Commission électorale indépendante (CEI) avec 54,1 % des suffrages, mais le Conseil constitutionnel, acquis à M. Gbagbo, a invalidé ces résultats et proclamé le sortant président avec 51,45 %. Les deux hommes ont depuis lors formé chacun leur propre gouvernement. Le Premier ministre de M. Ouattara, le chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro, a appelé, jeudi 9 décembre, l’armée à se placer sous l’autorité de l’ex-opposant.

Des soldats de l’ONU dans le jardin de l’hôtel Golf où réside Alassane Ouattara, à Abidjan, le 9 décembre 2010

« Depuis quelques jours, des membres civils et militaires de certaines chancelleries occidentales à Abidjan ont entrepris d’approcher discrètement et individuellement des officiers généraux de notre armée nationale pour les persuader de faire allégeance » à M. Ouattara, reconnu président par la communauté internationale, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Émile Guiriéoulou, dans un communiqué lu à la télévision publique. « Les mêmes démarches ont été entreprises auprès des responsables des organes de régulation » et des dirigeants des médias d’Etat, a-t-il poursuivi. Leur but est de « trouver des militaires, gendarmes et policiers » qui soutiendraient M. Ouattara et d’« associer les médias d’État à une entreprise de déstabilisation et de désagrégation de la paix et de la cohésion sociale », a assuré le ministre. Le gouvernement « ne saurait tolérer plus longtemps d’immixtion de quelque diplomate, quel que fût son rang, dans les affaires intérieures » ivoiriennes, a-t-il averti.

Agence France Presse

Émile Guiriéoulou

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source