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AFP, 26 décembre 2010

Comores : L’opposition dénonce une fraude massive aux élections


Des affiches électorales à Moroni, le 26 décembre 2010

Alors que se déroulait, dimanche 26 décembre 2010, le second tour de l’élection présidentielle aux Comores, l’opposition a dénoncé une "pagaille organisée", ainsi qu’une "fraude massive" organisée par le pouvoir sur l’île d’Anjouan.

Comores


Quelque 384358 électeurs comoriens étaient appelés aux urnes, dimanche 26 décembre 2010, pour désigner le futur chef de l’Etat de l’Union des Comores, qui doit succéder au président, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Comme lors du premier tour, le 7 novembre, l’élection présidentielle est couplée avec l’élection des gouverneurs des trois îles de l’archipel, un enjeu politique majeur à l’échelle de chaque île. A Grande Comore comme à Mohéli, un candidat du pouvoir et un candidat de l’opposition sont en lice. A Anjouan en revanche, d’où est originaire le président Sambi, les deux prétendants appartiennent au camp présidentiel : le gouverneur sortant Moussa Toybou y est opposé à Anissi Chamsidine, chef du protocole de la présidence. Le vote du 7 novembre avait déjà été marqué par des difficultés logistiques, et "quelques manquements", selon une mission internationale d’observation électorale, alors que des candidats d’opposition avaient déjà dénoncé des fraudes. La Commission électorale (CENI) avait pris un certain nombre de mesures pour prévenir de nouveaux problèmes lors du second tour, mais certains de ses responsables se disaient néanmoins préoccupés par la situation sur Anjouan.

Un bureau de vote à Moroni, le 26 décembre 2010

"Ces troubles se sont déroulés dans les localités où le candidat du pouvoir était en mauvaise position, pour pouvoir faire ensuite annuler les résultats, (...) ce sont des actions ciblées", a affirmé Saïd Larifou, qui s’exprimait au nom de plusieurs formations d’opposition, au cours d’un point presse, à Moroni. "Nous sommes en train de rassembler toutes les preuves pour écrire à la Cour constitutionnelle, à la Commission électorale et au Comité de suivi international", a expliqué M. Larifou. Celui-ci a fait état de "bulletins volés, d’urnes bourrées et d’assesseurs de l’opposition chassés des bureaux" dans plusieurs localités de l’île d’Anjouan et qui concernent les deux scrutins, précisant que l’opposition "se donnait la possibilité d’y demander l’annulation des élections".

Agence France Presse

Dépouillement du scrutin dans un bureau de vote, à Moroni, le 26 décembre 2010

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