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mercredi 24 mai 2017
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AFP, 5 janvier 201

Côte d’Ivoire : L’ONU exige l’arrêt d’une campagne du camp Gbagbo contre sa force

Suivi d’un commentaire


Vue d’Abidjan, le 4 janvier 2011

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) a exigé, mercredi 5 janvier 2011, "l’arrêt immédiat" de la campagne médiatique à son encontre menée, selon elle, par le camp de Laurent Gbagbo.

Côte d’Ivoire


"Le 29 décembre 2010, le camp du président Laurent Gbagbo, par le biais de la RTI (télévision d’État), a commencé la seconde phase de sa campagne médiatique hostile à l’Onuci. Cette campagne doit avoir été planifiée au plus haut niveau du camp du président Gbagbo", affirme l’Onuci dans un communiqué. "Depuis cette date, la RTI diffuse sans arrêt les images de deux personnes présentées comme les victimes de tirs d’une patrouille de l’Onuci à Abobo. Le ton est monté récemment et la campagne mobilise des acteurs au plus haut niveau du camp", insiste le texte. L’Onuci avait confirmé, le 30 décembre, un incident impliquant une de ses patrouilles, la veille, dans le quartier d’Abobo, au nord d’Abidjan, mais avait formellement démenti avoir tiré sur une foule hostile. L’Onuci, qui avait déjà dénoncé "les appels à la haine" de la RTI, "demande l’arrêt immédiat de cette campagne négative". Laurent Gbagbo en personne avait accusé la mission d’avoir "tiré sur des civils" à Abobo et redemandé son départ de Côte d’Ivoire. Selon l’Onuci (9000 éléments), la première phase de la "campagne" contre elle avait démarré mi-décembre quand le camp Gbagbo a remis en cause l’impartialité de la mission, accusée de soutenir son rival Alassane Ouattara, reconnu chef de l’État par la communauté internationale. La force onusienne dénonce par ailleurs "les violations des droits de l’homme, y compris l’attaque d’éléments armés envoyés par le camp du président Gbagbo" mardi à Abidjan sur le siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) à Abidjan (qui est aussi le siège de la coalition pro-Ouattara) et qui a "conduit à de nombreuses arrestations arbitraires et des victimes". Le gouvernement Gbagbo a confirmé cette attaque, affirmant qu’un militant pro-Ouattara avait été tué, 63 personnes interpellées et huit blessées, dont sept policiers.

Agence France Presse

Une patrouille de l’ONU à Abidjan, le 4 janvier 2011

Commentaire

Dès lors que l’ONU se contente d’assister passivement aux crimes et aux exactions des partisans de Laurent Gbagbo, on ne voit pas pourquoi ce dernier se soucierait des protestations de l’ONU.

Frank BRUNNER

Des soldats de Laurent Gbagbo, à Abidjan, le 4 janvier 2011

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